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Y a-t-il des aliments néfastes à notre équilibre psychique ?

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L’ALCOOL

Comme élément pernicieux pour notre santé psychique (et physique) notons l’alcool.

L’alcool est devenu pour certains, un produit dopant. Mais ce n’est qu’illusion ; en effet, il ne peut être utilisé comme carburant par les fibres musculaires, mais par contre, il modifie de façon notoire le fonctionnement des neurones (cellules nerveuses) en procurant une sensation d’euphorie également transitoire.

Pour certains, c’est un tranquillisant, un anxiolytique pour combattre les affres de la société moderne.

L’alcoolisme est responsable direct d’environ 40 000 morts par an en France (dont environ 4 000 par accident de la route) et c’est la 3éme cause de mortalité.

Dans notre beau pays de France, il y a 2 millions de personnes alcoolo-dépendants (dont 600 000 femmes). On peut cependant penser que 5 millions de personnes sont des buveurs excessifs qui s’ignorent mais qui en fonction de leur tempérament et de leur capacité personnelle hépatique (la capacité d’élimination de l’alcool par le foie va du simple au double – 90 %), sont également des alcooliques.

À noter que la maladie hépatique résultante de l’alcool est la cirrhose, c’est-à-dire une dégénérescence du tissu hépatique dont toutes les fonctions, capitales pour l’organisme et la vie, sont anéanties, détruites.

Cette capacité de faire une cirrhose dépend des enzymes permettant la transformation de l’alcool au niveau du foie ; ainsi l’alcool reste peu en l’état dans l’organisme.

Les ethnies asiatiques, noires et américaines du sud, en général, ne possèdent pas assez de ces enzymes, voilà pourquoi, l’alcoolisme chez eux revêt des formes de dégénérescences nerveuses beaucoup plus qu’en Europe : l’alcool n’étant pas transformé au niveau du foie, il reste dans l’organisme et à tout le loisir d’attaquer les cellules nerveuses et de les détruire irrémédiablement.

La notion d’alcoolique est personnelle mais quoiqu’on en dise, l’alcool, quelle que soit sa dose est un poison hépatique, cérébral et… cellulaire !
Organiquement, l’alcool sous toutes ses formes, altère les membranes cellulaires et produit des radicaux libres.

Ces deux propriétés expliquent clairement pourquoi les alcooliques sont toujours fatigués et possèdent un visage fané, rouge et ridé et qu’ils vieillissent et meurent prématurément et présentent régulièrement des états psychiques perturbés.

N’oublions pas non plus que tous les alcooliques ainsi que les fumeurs (généralement les deux drogues s’additionnent ainsi que leurs effets nocifs) sont des carencés vitaminiques (vitamines B, C, A …), ils résistent mal aux infections de l’hiver entre autres.

La formule chimique de l’alcool éthylique est : CH3 CH2 OH.

La nocivité de l’alcool est en rapport bien entendu avec sa concentration, et avec la quantité ingérée et le moment de son ingestion :

  • Un verre de vin (de bonne qualité) pris au cours du repas est rapidement dilué et métabolisé ; alors que la même dose prise à jeun, cause des dégâts, est offensif et irritant pour les muqueuses digestives : il ne peut être dilué par les aliments.

Les cellules intestinales le reçoivent donc à une haute concentration ainsi que le foie qui en souffre et peut même dégénérer par sa faute.

L’alcool est un poison hépatique

Le foie, pour métaboliser ce liquide possède une enzyme :

  • la déshydrogénase alcoolique ou alcoolo-déhydrogénase (A.D.H).

Grâce à cette enzyme hépatique, l’organisme fait tant bien que mal, bonne figure jusqu’au jour où la catastrophe arrive.

Quoiqu’il en soit, ce ferment transforme la molécule alcoolique en acétaldéhyde (CH3-COH) + deux atomes d’H2.

Cependant, cette réaction nécessite une quantité importante d’un coenzyme : l’acide nicotinique adénine dinucléotide (N.A.D).

Si la production d’H2 est supérieure à la normale, il y aura surproduction d’acide lactique, cherchant à être évacué par le filtre rénal, ce qui fatigue inutilement cet organe qui a déjà fort affaire en éliminant l’acide urique.

Voilà pourquoi les grands buveurs font des « crises de goutte » : les cristaux d’acide urique se déposent dans les boîtes articulaires et rongent les cartilages.

Il convient également de se rappeler que l’être humain ne dispose que d’environ 1,50 g d’A.D.H lui permettant d’oxyder seulement 150 g d’alcool par jour.

Au-delà de ce taux, l’organisme utilise un autre système enzymatique : le système xanthine-oxydase-catalase (X.O.C) qui se sert des nucléotides (protides entrant dans la composition des acides nucléiques – A.D.N ou A.R.N contenus dans le noyau cellulaire principalement des substances azotées).

Quel que soit le mode d’oxydation de l’alcool, il se produit toujours de l’acétaldéhyde.

Or l’acétaldéhyde a une affinité particulière pour un enzyme important : le coenzyme A qui est la plaque tournante du Cycle de Krebs.

Cette particularité explique pourquoi, la consommation exagérée d’alcool entraîne une diminution du catabolisme des triglycérides dans le cycle de Krebs ; les graisses s’accumulent donc plus facilement et en plus grande quantité dans les tissus (par augmentation de leur synthèse) et principalement dans le tissu hépatique et le sang.

La conséquence de ce phénomène est l’athérosclérose puis l’artériosclérose.

Chacun le sait, l’alcool est également un puissant poison du système nerveux : les réflexes sont ralentis, manque d’équilibre, maladresse, baisse de la mémoire et de la concentration.

Chaque fois, qu’une personne boit régulièrement de l’alcool, quelles qu’en soit la quantité et la raison, des dommages irréparables sont causés au cerveau : des dizaines de milliers de cellules cérébrales sont détruites.

Bien sûr, les partisans des « vignes du seigneur » vont rétorquer que le cerveau contenant environ 10 à 18 milliards de cellules, on peut !

Mais, c’est oublier simplement… que les cellules cérébrales comme toutes les cellules du système nerveux… ne se reproduisent pas !

Or un repas copieux, bien arrosé, peut en fonction de la dose d’alcool détruire jusqu’à 100 000 cellules cérébrales. Comment pouvoir affirmer dans ce cas que l’alcool n’agit pas sur les facultés psychiques ?

On sait aujourd’hui que l’alcool paralyse les circuits inhibiteurs cérébraux, cela explique la perte de la peur, du danger… on ose faire et dire des choses jusque-là interdites !

Sans omettre, que l’alcool attaque les gaines de myéline (gaine qui entoure certains nerfs et permettant la propagation de l’influx nerveux – la myéline est également détruite dans la sclérose en plaques) réduit la rapidité des réflexes, décoordonne les mouvements et déséquilibre (effets dus à la chute de la dopamine) et la perte quasi toujours présente de la mémoire.

L’alcool peut également, chez certains, être à l’origine d’une certaine agressivité par augmentation de la sécrétion d’adrénaline. Pour d’autres, il endort par chute de l’acétylcholine. Chacun ayant sa propre réaction individuelle.

Bref le cerveau est atteint dans sa totalité aussi bien au niveau comportemental que sensoriel ou intellectuel et affectif.

De plus, comme l’explique le Dr Knisely, l’alcool produit une agglutination des cellules sanguines. Cette agglutination engendre un épaississement du sang.

Ce qui provoque un ralentissement de la vitesse sanguine donc engendre une gêne dans le transport d’oxygène et de nutriments aux cellules cérébrales. quelques fois, cette agglutination répétée peut occasionner des embolies (oblitération d’un vaisseau sanguin).

Ainsi, plusieurs cellules ne recevant plus suffisamment l’oxygène et les nutriments voulus, meurent au bout de 20 à 30 minutes.

De plus, ne l’oublions pas, l’alcool favorise également l’apparition de l’artériosclérose cérébrale, c’est-à-dire un rétrécissement des artères qui alimentent le cerveau en sang oxygéné et nutritif…

S’il existe une seule substance qui affecte les facultés mentales, c’est bien l’alcool.

L’alcool éthylique ou éthanol (alcool ordinaire) a de plus, des effets dévastateurs sur les vitamines ; ainsi les vitamines du groupe B qui sont les vitamines du système nerveux, donc très importantes, aussi bien pour notre santé physique et mentale : ces vitamines sont détruites par l’alcool.

Là aussi, on pourrait incriminer le stress, la société… c’est en partie exact. N’oublions pas l’habitude, la répétition, ce qui entretient un cercle vicieux : l’alcool détruisant les vitamines du groupe B, le sujet présente rapidement des troubles mentaux perçus ou non perçus qui ne lui permettent plus de penser correctement, de juger librement… sinon il cesserait de s’adonner à la boisson alcoolisée !

Aussi, certains chercheurs ont-ils « pensé » à introduire la notion de vitaminothérapie dans le traitement antialcoolique, conjointement à une psychothérapie bien entendu. Les résultats sont encourageants.

L’alcool est également un destructeur de la vitamine C : que penser alors en hiver du fameux vin chaud ou du grog ?

N’oublions pas non plus, les cellules de notre foie, cet organe si merveilleux aux multiples facettes que nous égratignons chaque jour, au lieu de le respecter et de le remercier pour toutes ses actions bienfaisantes.

Tout ce que nous mangeons, buvons, et … pensons est véhiculé jusqu’au foie où ses cellules vont œuvrer intelligemment pour maintenir un certain équilibre organique.

Mais, chaque fois, que nous transgressons les lois de la nature, le foie en subit les lourdes conséquences.

Ainsi, l’alcool même en petites quantités, affectera les cellules hépatiques. Si cette consommation est régulière, les cellules hépatiques n’auront plus la possibilité de se reproduire, d’où les graves conséquences sur toute l’économie de notre organisme.

Le foie élimine environ 0,2 g d’alcool par heure ! donc quand une personne a bu au cours de son repas ½ litre de vin à 12°, il lui faudra environ 3 à 4 heures pour l’éliminer et donc pendant cet espace-temps, son comportement et son psychisme seront modifiés.

Il est tellement de raisons sérieuses de s’abstenir d’alcool, que l’on comprend mal pourquoi la consommation en est si répandue.

Est-ce une compensation à un mal-être engendré par notre société technocratique dénuée de tout humanisme ?

L’autodestruction est-elle le moyen positif de remédier à cet état de fait ?

Nous ne le pensons pas. Pourquoi ne pas modifier cette société en se modifiant soi-même ?

Compléments alimentaires constituants une aide au sevrage alcoolique :

  • Kudzu Valériane : Laboratoires COPMED – facilite le sevrage du tabac et de l’alcool – 1 à 3 gélules par jour au moment des repas avec un verre d’eau.
  • Desmodium tri-actif® : Laboratoires COPMED – protection hépatique, détoxifiant du foie notamment des intoxications médicamenteuses, alimentaires et alcooliques… – 1 à 3 gélules par jour au moment des repas avec un verre d’eau.
  • Détoxik® : Laboratoires COPMED – aide à la chélation des métaux lourds, favorise l’élimination des substances toxiques… – 1 sachet par jour dans un peu d’eau.

Nettoyer et drainer son foie naturellement

Les réponses naturopathiques
Christian Brun – Éditions Guy Trédaniel
Comment notre foie, organe roi, fonctionne-t-il ? Quelles sont ses grandes fonctions ? Et qui sont ses « ennemis » ? Peut-on régénérer un foie déficient et malade ? Faut-il le drainer ou le soutenir ? Comment conserver, acquérir ou augmenter son potentiel vital hépatique ?

Dans cet ouvrage remarquable, l’auteur nous rappelle que le foie est l’organe majeur à respecter, garant de la santé et de la vitalité de tous les plans de notre être, tant physique que psychique. Il nous enseigne aussi à identifier les différentes causes des troubles hépatiques et les différentes pathologies directes ou indirectes qui peuvent l’affecter.

En suivant les conseils naturopathiques relevant du bon sens et de la logique, en adoptant une hygiène de vie globale et spécifique, vous aurez les moyens de préserver les fonctions vitales de cet organe essentiel qu’est le foie, par des moyens naturels et efficaces.

(290 pages – 19,00 €)

Christian Brun

Professeur de naturopathie holistique, praticien et consultant de santé à Versailles. Chargé de cours au Cenatho-Paris, conférencier, auteur.

Membre de l’Académie des sciences de Rome.

Mail : chrst.brun@orange.fr

Site : www.christian-brun-naturo.fr

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