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Santé naturelle

Iridologie et compléments nutritionnels

Zoom sur l’iridologie

Qu’est-ce que l’iridologie ?

Les lecteurs de revues de soins naturels ont, en général, entendu parler de cette surprenante méthode d’observation de l’œil n’ayant pourtant rien à voir avec l’ophtalmologie et qui renseigne sur l’état de santé d’un sujet.

Donnons-en une définition claire afin d’éviter tout malentendu. Il s’agit d’une science expérimentale de dépistage des troubles organiques par l’observation de la partie colorée de l’œil. Cette partie présente des modifications soit pigmentaires, soit structurelles du tissu irien, signalétique des susceptibilités du terrain, de ses déviations métaboliques, de ses surcharges toxiniques, de sa capacité adaptative, de son équilibre neuro-végétatif, de la qualité des tissus conjonctifs, vasculaires et osseux. Pour faire court !

Quelle est son origine ?

Zoom sur les origines de l'iridologieL’œil était déjà observé depuis des millénaires afin de dépister d’éventuelles maladies ou troubles de l’âme. Les Égyptiens attachaient de l’importance aux signes iriens. De même les Chaldéens, les Hébreux, les Assyriens et les Chinois accordaient de l’importance à l’œil mais aussi à la couleur de la sclérotique (blanc de l’œil) pour établir les faiblesses et imperfections d’un individu.
En Grèce, Hippocrate (460 à 375 av. J.-C.) exprimait cette phrase devenue fétiche pour les iridologues : « Tels sont les yeux, tel est le corps« . Le médecin Suisse, Paracelse (1494-1541) disait déjà : « Considérez l’œil dans la tête, avec quel art il est construit, et comment le corps a imprimé si merveilleusement son anatomie dans son image« . Il anticipait, en quelque sorte, la projection topographique du corps dans l’œil. À Dresde (Allemagne) le médecin Philippus Meyens fait paraître en 1670 son livre Physiognomia medica dans lequel il est fait mention de zones de l’iris associées à des organes et systèmes du corps humain.

Enfin, Ignace von Peczely, médecin homéopathe hongrois, publia en 1881 le premier traité d’iridologie marquant la naissance officielle de cette science expérimentale : Introduction à l’étude du diagnostic par les yeux. On y trouve la première topographie ou projection des organes dans l’iris. Plusieurs topographies ont vu le jour entre-temps mais la majeure partie de celles-ci a gardé l’essentiel des localisations de Peczely.

Depuis, l’iridologie a franchi les frontières d’un grand nombre de pays dans certains desquels elle est aujourd’hui pratiquée, jusque dans les hôpitaux ou cliniques. Dans la célèbre Mayo Clinic aux États-Unis, par exemple, les photos d’iris des patients sont versées aux dossiers médicaux.

Qui peut s’en servir ?

Comme moyen rapide d’évaluation de la vitalité, fournissant de nombreuses informations relatives au fonctionnement global de l’organisme, elle est la méthode d’investigation de l’hygiéniste ou du naturopathe par excellence. Cependant, tout praticien ouvert à la notion de terrain tels que les acupuncteurs, homéopathes, ostéopathes, phytothérapeutes, etc. pourront l’utiliser et enrichir leur pratique quotidienne.

Beaucoup le font déjà ! L’iridologie est couramment pratiquée en Allemagne et au Royaume-Uni principalement, mais aussi au Canada, aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, en Inde et plus récemment en Chine et au Japon.

Particularité

À noter qu’un des aspects les plus intéressants de l’iridologie réside dans la possibilité de dépister des signes avant-coureurs de désordres des années avant leur actualisation pathologique. En effet, la convergence des informations collectées permet d’estimer, avec un assez haut degré de probabilité, les options métaboliques « déviantes » aboutissant dans l’avenir à de vraies pathologies. Ceci conforte la mise en place d’une hygiène de vie préventive, credo de toute démarche responsabilisante dont nous allons voir quelques aspects ici, à travers l’usage de certains compléments alimentaires, basés sur trois signes iridologiques d’acidose.

Ce qui n’est pas de son ressort

Certains iridologues prétendent établir un diagnostic au sens médical du terme. Ma position est catégorique sur ce point : c’est impossible et surtout ce n’est pas le but de la méthode. Plusieurs raisons à cela. Si la grande majorité des cartographies iriennes se recoupent largement, il existe toutefois des divergences concernant certaines localisations organiques. Il ne peut être alors question de précision dans le diagnostic car qui dit diagnostic dit que l’on nomme la maladie. Or une tache observée, par exemple sur le secteur irien du foie, peut être interprétée comme une difficulté de détoxication, une congestion portale, un ralentissement fonctionnel, etc. et pas uniquement comme une hépatite ou un cancer !

L’iris, à lui seul, ne peut permettre de trancher et il est nécessaire de faire intervenir d’autres méthodes d’investigations si l’on estime avoir à faire à un haut niveau de dysfonctionnement. Il ne faut pas demander à cette technique ce qu’elle n’est pas en mesure de fournir avec certitude. Son intérêt réel est ailleurs : celui de dépister, en amont, les fragilités de terrain sur lequel se développent les pathologies. L’iridologie prend toute son envergure lorsqu’elle s’intéresse à l’hérédité, aux prédispositions morbides, aux troubles fonctionnels qui, petit à petit, font le lit des maladies.

En ce sens, l’homme est un tout indissocié et indissociable ; s’il fait une maladie, il la fait dans certaines conditions et il la colore selon les modalités propres à son terrain et à son histoire personnelle.

La science s’intéresse à l’iris, enfin !

« Quelques découvertes récentes montrent des corrélations fortes entre iris et cerveau. Mats Larsson et coll. de l’université suédoise d’Örebro ont remarqué, dans une étude portant sur une cohorte de plus de 400 personnes, une corrélation entre certaines structures de notre iris et notre personnalité ! Raymond Cattell, par le passé, avait cru déceler des personnalités différentes chez les personnes dotées d’yeux bleus ou d’yeux marron. Résultats inexpliqués, peu reproductibles et controversés à l’époque » !

Cas n°1 d'iridologie

« Dans l’étude de Larsson et son équipe de psychologues, c’est par l’hypothèse de la génétique comportementale que s’expliquent leurs résultats ». « Les traits mesurés ici sont basés sur l’extraversion, la névrose, l’amabilité, le comportement consciencieux, l’ouverture à l’expérience. Ces comportements sont en partie déterminés par nos gènes ». Or « M. Larsson a identifié que le gène PAX6 qui contrôle la formation de l’œil dans les premiers stades du développement embryonnaire, est impliqué à la fois dans le développement de l’iris et dans celui du cortex cingulaire antérieur (région cérébrale importante pour le contrôle de soi et des émotions positives) ».

L’idée princeps de cette équipe est « de se servir de l’iris comme biomarqueur des traits de personnalités spécifiques à la place de l’imagerie cérébrale. Ceci, après avoir déterminé la correspondance entre les structures de l’iris et du cortex cingulaire ».

Chaque individu a une structure différente de lignes, de points et de couleurs dans l’iris. Ces signes uniques sont bien plus fiables qu’une empreinte digitale pour la reconnaissance biométrique et peuvent aussi servir à repérer les traits de caractère d’une personne. Pour ce faire, l’équipe de Larsson s’est basée sur les cryptes (petits creux dans le tissu irien) et sur les sillons de contraction ou anneaux de crampe (lignes courbes en périphérie de l’iris). Résultats : « il existe une très forte corrélation entre l’iris d’une personne et ses traits de personnalité ».

« Les sujets porteurs de cryptes denses sont plus chaleureux, tendres, confiants et ont tendance à sympathiser avec autrui ».

Cas n°2 d'iridologieEn comparaison, « les sujets porteurs d’un grand nombre de sillons de contraction sont plus névrotiques, impulsifs et ont plus tendance à ne pas résister aux envies ».

Ceci est parfaitement en accord avec l’interprétation iridologique expérimentale pratiquée en consultations, pour ma part, depuis plus de 30 ans.

Ce n’est pas tout. Ces chercheurs ont déclaré que la structure de l’œil et la personnalité pourraient être liées car les séquences des gènes de l’iris contribuent également au développement du lobe frontal du cerveau, qui est, précisément, la carte mère de la personnalité. Matt Larsson, indique que « ces résultats soutiennent l’idée que les gens avec des configurations différentes de l’iris ont tendance à se développer selon différentes trajectoires en ce qui concerne la personnalité. Les différences dans les iris peuvent être utilisées comme un biomarqueur qui reflète les différences entre les gens. »

La science confirmerait-elle que l’œil est le miroir de l’âme ? On s’en doutait un peu mais il reste à la science à découvrir les liens entre l’iris et le reste du corps, c’est-à-dire le soma, indissociable du psychisme.

Quoi qu’il en soit et sans attendre cette validation scientifique, je vous propose de voir quelques signes iriens courants de perturbations acidosiques (soubassement de presque tous les phénomènes pathologiques associés à l’inflammation) suivies de leurs corrections par les adjuvants physiologiques que sont les compléments alimentaires.

Pour faciliter la compréhension, je n’illustrerai mes propos qu’avec des photos d’iris bleus ou verts, beaucoup plus faciles d’accès pour une première approche.

On distingue, en iridologie, 3 acides perturbateurs :

  • L’acide pyruvique,
  • L’acide oxalique,
  • L’acide urique.

Ils sont tous les trois des résidus des fonctionnements métaboliques normaux mais dont la présence excessive provoque des troubles et sont susceptibles de surutiliser certains catalyseurs.

L’acide pyruvique

Cas n°3 d'iridologieL’acide pyruvique est un produit du métabolisme du glucose lorsque l’oxygène est suffisant et en présence de catalyseurs adéquats. Dans le cas contraire, cet acide est moins bien métabolisé, stagne et tend à irriter les cellules nerveuses et musculaires (avec présence d’acide lactique).
L’acide pyruvique, en iridologie, se traduit de façon typique dans les iris bleus, par une pigmentation jaune citron, voire orangée, sur la collerette. Cette acidose est caractéristique d’un survoltage nerveux (orthosympathique) et d’une spoliation en catalyseurs comme le magnésium, la vitamine B1, l’acide lipoïque et le NAD+.

Cette pigmentation est un indicateur de la mise sous tension et d’une hyper-réactivité nerveuse chronique. Elle est un marqueur fort de stress dans le système et d’une dépense énergétique excessive amenant, à terme, à la dystonie neurovégétative (déséquilibre du système nerveux autonome).

En plus d’un réajustement global du mode de vie qui reste prioritaire, il est nécessaire de combler les carences que cette condition engendre, par la prise de :

  • Destressil: 3 gélules par jour,
  • EPA-DHA : 2 gélules par jour (équilibrer le système nerveux),
  • Citradiet® : 3 cuillères à café par jour (alcaliniser le terrain),
  • Bromélaïne 5000 : 3 gélules par jour hors repas (lutter contre l’inflammation),
  • Gemmophytol Aulne ou Ginkgo : 10 gouttes 3 fois par jour (optimiser l’oxygénation cérébrale).

L’acide oxalique

L’acide oxalique, pour sa part, est le signe d’un mauvais métabolisme des sucres (encore eux !) avec perturbation de la flore intestinale productrice de cet acide et d’alloxane pouvant détruire les cellules pancréatiques productrices d’insuline. L’excès d’acide oxalique peut également conduire à une hypocalcémie. D’autres causes sont possibles comme la présence du champignon Candida albicans. À noter qu’une grande partie de cet acide se retrouve dans nos aliments végétaux.

L’acide oxalique, particulièrement algogène (douloureux), peut se retrouver dans les articulations et les muscles provoquant de l’arthrite oxalique, du rhumatisme musculaire, voire des calculs rénaux (80 % des calculs rénaux sont constitués d’oxalates de calcium). Sans oublier sa participation potentielle au diabète.

Cas n°4 d'iridologieDans les iris clairs, la pigmentation est orangé/rouille terne, délavée, autour de la pupille jusqu’à la collerette qu’elle peut dépasser pour envahir tout ou partie de l’iris. Elle est particulièrement fréquente dans les iris verts, peu présente dans les bleus et invisible dans les iris bruns. On notera l’intrication de la toxi-infectiose intestinale avec les sucres alimentaires et le risque de dysglycémie.

Les correcteurs de l’acidose oxalique sont les vitamines B1, B3, B6, les citrates alcalins (aliments riches en citrate : agrumes et baies). En cas de calculs d’oxalate, il faut ne pas manquer de calcium alimentaire (entre 500 et 700 mg/j). Le calcium forme des complexes avec l’oxalate dans l’intestin et peut donc réduire le risque de retrouver l’oxalate dans les reins.

Les compléments les plus utiles seront parmi les suivants :

L’acide urique

Cas n°5 d'iridologieL’acide urique, enfin, dont on connaît bien le potentiel inflammatoire est un produit du métabolisme des purines, molécules azotées omniprésentes dans notre alimentation, surtout carnée. L’humain, suite à une mutation génétique, manque de l’enzyme uricase, normalement capable de dégrader complètement l’acide urique. Cet acide tend donc à stagner et à créer des douleurs articulaires, musculaires et à déminéraliser.

Cet acide s’observe surtout dans les iris bleus, sous forme de flocons blancs situés en périphérie de l’iris ou, de façon plus générale dans les iris très blanchis. Cette acidose urique est plus difficilement perceptible dans les iris verts et bruns. Ces signes indiquent plus une sensibilité des tissus à cet acide qu’un taux élevé réel. On peut dire que ces sujets sensibles payent plus cher la présence de cet acide sur le plan inflammatoire avec risque majoré de lithiase rénale urique.

À savoir que l’acide urique est presque quatre fois plus élevé chez les personnes en situation d’obésité qui ont tendance à avoir un pH urinaire acide. Or les calculs d’acide urique se forment lorsque le pH urinaire est à moins de 5,5 (facteur plus important que la teneur des urines en acide urique).

Ce pH bas serait lié à un défaut d’excrétion d’ammonium dans les urines, lui-même lié à la résistance à l’insuline (rencontrée dans le syndrome métabolique). Le sucre (fructose) en excès dans le sang est alors transformé, pour partie, en acides gras libres pouvant interférer dans les tubules rénaux avec l’utilisation de la glutamine, source d’ammonium alcalinisante des urines.

Là encore, les compléments alimentaires, accompagnés d’un cadre nutritionnel adapté (non détaillé ici) contribueront à optimiser la gestion de l’acide urique. Je propose dans ce cas la prise de :

Ces compléments seront, bien entendu, conseillés en fonction des besoins et des situations. Tous ne seront pas forcément indiqués.

La perception des acides n’est qu’un aspect des messages portés par l’iris. D’autres perturbations métaboliques comme les lipides/cholestérol sont également très lisibles. De même, et ce ne sont pas les moindres avantages de la méthode, la vitalité d’origine peut s’estimer dès l’enfance ainsi que les fragilités ou décompensations potentielles, l’accumulation de déficits liés à l’âge, la gestion du stress, les charges toxiniques, etc. ont leurs marques projetées sur ces petits terminaux colorés que sont nos iris.

En iridologie, la notion de risque est primordiale, elle n’implique pas de lien absolu et irrémédiable mais, tout comme dans un réseau, elle définit une force de connectivité significative entre plusieurs éléments qu’il revient au thérapeute de décrypter.

Je conclurai sur cette phrase du Dr Maurice Rubin :

« L’essentiel est de retenir que rien de ce qui se passe dans notre corps n’est indifférent à l’iris et que ce témoin retrouvé de nous-même est en résonance avec chacun de nos viscères et de nos organes mais qu’il sait, en plus, à qui sait le lire, merveilleusement les découvrir à nos regards ».

Attention les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien de santé naturelle.

Xavier Mauroy : Naturopathe, Iridologue, Formateur

Xavier MAUROY,
Naturopathe – Iridologue – Formateur

24 Rue de Vilgénis
91300 Massy

MOBILE : 06 20 58 07 33


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