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NutritionSanté naturelle

Les effets du sucre sur le microbiote intestinal

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Chez toute personne en bonne santé, la flore intestinale, également appelée microbiote, est composée d’un ensemble de micro-organismes (bactéries, champignons…) non pathogènes, vivant en parfaite harmonie dans l’intestin grêle et le côlon, et faisant partie intégrante du système de défense de notre organisme. Lorsque cette flore subit un déséquilibre, on parle alors de dysbiose.

D’après une étude1, une alimentation riche en sucre se trouve directement en cause dans la dysbiose. À terme, cette perturbation de la flore bactérienne entraîne des modifications au niveau de la muqueuse intestinale qui a un rôle essentiel dans la fonction de barrière de notre intestin.

Celle-ci devient hyperperméable (« leaky gut syndrom »), laissant aussi bien passer les molécules indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, que les molécules étrangères ou inhabituelles.

Par la suite, ces éléments sont reconnus par notre système immunitaire, dont l’emballement est à l’origine de nombreuses maladies, notamment celles étant pourvues de mécanismes auto-immuns et/ou inflammatoires.

L’OMS conseille de réduire l’apport en sucres chez les adultes et les enfants2, leur consommation ne devant pas dépasser les 5 % de la ration énergétique totale (soit 25 g par jour).

N’oubliez pas que le sucre peut se cacher sous de nombreuses formes (glucose, fructose, lactose, édulcorants, amidons dans les pâtes blanches, etc.). Bon à savoir également, les fibres solubles présentes dans les légumineuses, les noix ou encore les graines permettent de ralentir l’absorption des sucres.

Enfin, les probiotiques administrés en quantité suffisante et avec la bonne association de souches, favorisent le développement et l’équilibre de la microflore intestinale et exercent ainsi des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels.

1 – Tanusree S. et al., « Diet-driven microbiota dysbiosis is associated with vagal remodeling and obesity », Physiology & Behavior, 2017, 1 May (173) ; p. 305-317.
2 – Communiqué du 4 mars 2015- Genève.