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La science de l’homéopathie – interview de Béatrice MILBERT

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Jade Perraud : Docteur Milbert, depuis quelques années vous menez de nombreux combats pour la santé. L’année dernière lors d’un congrès, à Bourbon-l’Archambault, vous avez réalisé un film. Pouvez-vous nous parler de ce projet ?

Béatrice Milbert : le congrès que nous avons organisé en juillet 2018 à Bourbon-l’Archambault était l’aboutissement d’une réflexion commune menée depuis le décès de Jacques Benveniste en 2004 par des chercheurs du monde entier passionnés par ses découvertes sur l’eau, sa structure et les conséquences en médecine qui en résultent.

Cela a permis une reconnaissance de ses travaux, en particulier ceux sur la mémoire de l’eau, grâce à l’application des lois de la physique quantique et à une compréhension du fonctionnement de l’homéopathie. Cependant, cet immense travail de recherche me paraissait peu accessible au grand public et aux médecins qui auraient dû être les premiers informés…

C’est lors de la Water Conference d’octobre 2017 qui s’est tenue en Bulgarie, après avoir entendu le Pr. Montagnier et le Pr. Henri qui semblaient être d’accord sur la reconnaissance scientifique de l’homéopathie, que je les ai invités au congrès Eau, Homéopathie et Physique Quantique qui a eu lieu à Bourbon-l’Archambault en juillet 2018.

Ainsi, le Pr. Quemoun, directeur de l’Institut Homéopathique Scientifique, M. Ransford épidémiologiste, Dr. Skorupka, Dr. Gerard, Dr. Guillaume, Dr. Werckmann (tous membres de Chronimed), Dominique Vielle, Responsable de la qualité sanitaire de l’eau au gouvernement, et moi-même avons proposé des conférences et ateliers sur 4 jours. Au total, nous avons accueilli 300 participants dont de nombreux médecins à ma plus grande joie !

Nous avons invité également le Dr. Lebrun pour la partie pratique de l’application de la physique quantique à la médecine, Mme Jullion pour son approche énergétique des plantes et Mme Albertat pour un atelier nutrition toujours d’actualité dans le monde pollué où nous vivons ! L’alimentation était bio et les soirées festives, musicales et dansantes.

Consciente de l’envergure de cette conférence, invitation en pleine nature mais donc éloignée des grands publics citadins, dans une période déjà très estivale, j’ai demandé à Jean-Pierre Aoun la réalisation d’un film qui a permis de sortir deux documentaires : un premier de 26 minutes sur YouTube « La Science de l’Homéopathie », qui a déjà fait le tour du monde traduit en espagnol et en anglais ; un second de 52 minutes pour tout public et également pour les enfants du fait de nombreuses animations (le but étant bien sûr de défendre l’homéopathie, mais surtout d’amener les personnes à prendre conscience de la réalité). Nous sommes faits de molécules d’eau à 99 % et cela bouleverse notre approche en médecine du corps humain…

L’intégralité des conférences du congrès est également disponible sur une clé USB vendue sur le site www.homeopathie.dejourenjour.org, que je considère comme la base de l’enseignement des médecines énergétiques avec l’approche de la physique quantique.

C’est aussi une consécration de l’homéopathie en tant que médecine scientifiquement prouvée par les travaux du Pr. Montagnier, reconnue comme l’une des médecines les plus appropriées à la nature de l’homme à travers l’approche quantique du corps humain d’après les travaux de multiples chercheurs en physique quantique dont Pr. Henri et M. Ransford.

Grâce à la physique quantique, nous sommes allés sur la lune, nous avons tous accès à Internet, nous ouvrons notre voiture sans clés avec un gadget électromagnétique, et les utilisations possibles en médecine telles que le métatron, les appareils rikta, milta, la morathérapie, longtemps réservés aux cosmonautes et aux athlètes olympiques russes ou de l’ex-Allemagne de l’Est sont très peu connus dans les pays européens, et en tout cas du monde médical français.

J’ai eu la chance de rencontrer le Pr. Christoforov qui a équipé toutes les capsules spatiales Soyouz russes en appareil de surveillance et de soins médicaux pour les cosmonautes, sur les médecines de l’avenir : l’homéopathie a été avec l’acupuncture son premier choix !

Votre livre « Trésor des plantes médicinales » vient de paraître. Pouvez-vous nous en parler ?

Trésor des plantes médicinales paru aux éditions du Dauphin est d’abord un hommage au Pr. Yvette Parès que j’ai eu l’honneur de rencontrer en 2005 lors d’un congrès organisé par la fondation Denis Guichard, puis au fil des ateliers qu’elle a organisés pour transmettre son immense savoir sur les plantes à quelques thérapeutes enthousiastes.

Un jour elle m’a demandé de venir chercher chez elle à Perpignan des caisses de documents dont elle m’a confié l’édition en me disant : vous aurez à transmettre tout cela aux générations futures pour leur survie ! C’était quelques mois avant son décès en 2008 à l’âge de 82 ans après une vie bien remplie.

En 2015 je me plonge dans la marée de documents donnés par le Pr. Parès et je décide avec l’aide de Mme Hubert, spécialisée dans les plantes africaines, de me lancer dans la rédaction de ce livre qui n’est que le début d’une série tant il y a profusion de documents !

Yvette Parès, née en France en 1926, était une passionnée de bactériologie qu’elle a étudiée à Lyon et à Paris à l’institut Pasteur, où elle a obtenu un diplôme de microbiologie des sols. Elle est ensuite partie en Afrique en 1960 où elle a obtenu un poste d’enseignante à la faculté des sciences de Dakar au Sénégal. Elle a mené des études spécialisées sur des bactéries capables d’extraire l’or de latérites, ce qui lui a valu l’intérêt des Russes et des Américains, en particulier de la NASA, puis s’est intéressée à la bactériologie médicale et a commencé des études de médecine à Dakar de 1962 à 1968. On lui propose de travailler sur le bacille de la lèpre, connu sous le nom de bacille de Hansen.

À l’époque, il était impossible de le mettre en culture et de faire des antibiogrammes. C’est ce qu’elle va réussir à faire en 1972, ce qui permettra premièrement de mieux comprendre les cycles de cette bactérie et les différents stades de la maladie, puis de faire des antibiogrammes. Elle publiera ces résultats et tout cela créera une polémique car cela dérange l’establishment scientifique, ses découvertes l’amenant tout près du Prix Nobel…

Elle sortira de cette polémique grâce à l’appui du président Léopold Sedar Senghor et du recteur de l’université de Dakar. Yvette Parès raconte : « ayant réussi à cultiver cette mycobactérie lépreuse, j’ai pu faire des antibiogrammes et je montrais que les plantes anti-lépreuses des pharmacopées africaines traditionnelles avaient une action sur le germe ; c’était un résultat très intéressant mais qui me mettait dans une position morale très difficile. Je voyais tous les jours les malades lépreux, soit dans la rue en train de mendier, soit à l’hôpital de la ville, dans un état déplorable après avoir reçu pendant souvent plus de 10 ans la chimiothérapie anti-infectieuse classique. D’un côté, les traitements chimiques de la médecine occidentale ne marchaient pas bien, de l’autre, les plantes donnaient de l’espoir ! Que faire, j’étais une bonne occidentale croyant que notre médecine et notre science étaient supérieures à tout le reste, j’étais comme tout le monde ! Je me suis dit un jour il faut en sortir. La seule chose à faire c’est d’essayer de rencontrer les thérapeutes africains spécialisés et réputés dans le traitement de la lèpre ».

C’est ainsi, qu’en mars 1979, elle rencontre grâce à un de ses collaborateurs Yoro Ba, l’un des plus grands maîtres de la tradition Peul, Dadi Diallo. Celui-ci exerce la médecine africaine depuis plus de 60 ans avec grande réputation. Dadi Diallo accepte de l’initier aux savoirs traditionnels africains des plantes médicinales.

Les premiers pas de l’apprentissage sont ardus et à la mesure du choc des cultures et d’une rencontre improbable dans la chaleur exaspérante de la brousse africaine entre une femme et un homme, entre une scientifique occidentale accomplie et un sage africain aux savoirs anciens enracinés dans les valeurs traditionnelles de son milieu.

Cet apprentissage démarre par des randonnées en brousse : elle doit apprendre à reconnaître les plantes. Leur zone de prédilection et les moments adéquats pour leur récolte. Puis, sous la direction du maître, elle commence à traiter les premiers malades lépreux en 1980 crée avec Lui et Yoro Ba l’hôpital traditionnel de Keur Massar pour accueillir le nombre de malades grandissant.

On peut considérer aujourd’hui que la création de cet hôpital est à l’origine de la quasi-disparition de la lèpre au Sénégal qui était l’un des pays les plus gravement touchés en Afrique de l’Ouest !

Grâce aux savoirs transmis par d’autres tradipraticiens sénégalais de renom, l’hôpital de Keur Massar va prendre en charge les patients atteints de tuberculose, de SIDA, de cancer, d’hépatite et de bien d’autres maladies infectieuses et parasitaires en apportant des solutions toujours à base de plantes de la pharmacopée traditionnelle africaine.

L’œuvre d’Yvette Parès est reconnue d’utilité publique par le président de la république sénégalaise en 1985. À l’hôpital s’ajoute une école pour les enfants lépreux qui ne pouvaient pas être scolarisés à l’époque, et une pharmacie familiale qui propose la vente de médicaments dits essentiels à base de plantes et fabriqués sur place.

À partir de 1992 le Pr Yvette Parès prend sa retraite par rapport à l’université de Dakar, et rentrée en France elle rédige un ouvrage thérapeutique basé sur l’utilisation des plantes médicinales d’Europe.

Depuis près de 20 ans, elle avait accumulé des formules et recettes puisées à travers des ouvrages anciens ou plus récents, ainsi que d’innombrables fiches concernant les maladies et symptômes les plus divers.

Le maître l’avait aussi initiée à l’élaboration de remèdes complexes de très grande efficacité pour les infections graves ou de longue durée, il était logique de penser que les mêmes principes appliqués aux plantes européennes pourraient aboutir à des formules du plus grand intérêt, ce qu’elle réalisera.

Par ailleurs le Pr Parès avait anticipé les possibles revers d’une antibiothérapie utilisée à l’excès et pensait déjà au cas de tuberculose résistante, au retour en force de maladies infectieuses avec des germes plus redoutables que par le passé, aux maladies nosocomiales, à l’émergence de nouveaux micro-organismes pathogènes. Elle pressent le jour où médecins et patients, las des effets secondaires et des maladies iatrogènes causées par les molécules de synthèse, rechercheront d’autres voies thérapeutiques. Cette tâche lui demanda quatre ans d’un labeur incessant.

Mais Yvette Parès saura donner aussi au monde occidental une grande leçon de médecine en parlant de façon totalement novatrice de la médecine intégrative dès les années 80 : « toutes les médecines du monde ont leur grandeur et leur faiblesse. Ce qu’il faut finalement c’est une collaboration mondiale« .

Éduquée dans l’esprit des universités occidentales, Yvette Parès reconnaissait les atouts et les succès de la médecine scientifique mais elle en pointa rapidement les aspects négatifs, pour remettre à l’honneur la médecine traditionnelle africaine et avec elle toutes les médecines traditionnelles en général basées sur une vision holistique de la personne et le soin par les plantes.

« La médecine moderne est d’une grande efficacité pour arracher quelqu’un des griffes de la mort grâce à la réanimation, les urgences chirurgicales… Mais elle est d’une incompétence coupable lorsqu’il s’agit de prendre en charge des pathologies chroniques. C’est surtout dans ces pathologies chroniques que les plantes, souvent déjà utilisées dans les remèdes ancestraux, doivent retrouver leur place. En effet elles agissent en douceur et en profondeur, et peuvent être utilisées à long terme avec peu d’effets indésirables ».

La deuxième partie du livre est donc consacrée à un vaste échantillonnage de ces formules complexes de plantes inspirées de la tradition africaine (195 plantes pour 44 pathologies dont le SIDA, le cancer et la maladie de Lyme). On y retrouve les DIM (décoction/infusion/macération) qui font le mélange d’écorces d’arbre de nos contrées et de plantes, ce qui donne une grande puissance et une capacité à se conserver.

Également des vinaigres médicinaux, des huiles thérapeutiques, des eaux miraculeuses, des onguents, des cataplasmes, des bains, des onctions… La tradition africaine comme la tradition chinoise utilise beaucoup la voie percutanée comme mode d’action privilégiée. J’ai pu utiliser ces préparations et constater leur efficacité et je suis donc ravie de pouvoir faire ce travail de transmission cher au Pr Yvette Parès.

Une partie du livre est également consacrée à la détoxification du terrain, préliminaire indispensable à faire avant la mise en route d’un traitement par les plantes. Comme Hulda Regent Clarck, le Pr Parès considérait la pollution de notre corps par les produits chimiques comme la vraie cause de notre baisse immunitaire. Nous avons beaucoup insisté sur la pollution de la nourriture, de l’eau, de l’air, mais nous oublions souvent les produits d’hygiène et la cosmétique qui déversent par an et par personne 2 kg de produits toxiques (dioxyde de titane, paraben, aluminium…) dans nos corps.

Inspirée par les recommandations d’Yvette Parès, j’ai donc amené tout mon soutien au mouvement de clean beauty parti des USA et participe activement à la mise au point des produits d’hygiène et de beauté de Fysi natural et Freyparis. Il me paraît important de créer tous les possibles pour sortir de cette impasse thérapeutique. À quoi sert une détox parfaite si derrière celle-ci on recommence toujours les mêmes erreurs au quotidien ?

Que pensez-vous du déremboursement de l’homéopathie ?

L’homéopathie est déremboursée et c’est très regrettable ! C’est une médecine merveilleusement efficace dans certains cas et nous savons bien dans notre pratique quotidienne que ce n’est pas du placebo.

Le Dr Dupire, qui a été longtemps en poste dans un dispensaire en Afrique, pourrait vous dire combien de pathologies infectieuses graves il a pu soigner avec quelques granules. Justement les cas de rougeole si graves en Afrique par exemple, avec une dose de morbilinum.

Mais l’homéopathie dérange beaucoup car elle est bien plus qu’une médecine, elle est aussi un état d’esprit, une philosophie de la médecine. D’abord ne pas nuire, ce qui est la base de notre serment d’Hippocrate prononcé lors de notre prise de fonction de médecin. Par ailleurs, en Angleterre, l’homéopathie est très utilisée et n’est pas remboursée.

La famille royale se soigne avec et le prince Charles en est le défenseur officiel. La Chine s’y intéresse également vue l’importance de sa délégation au dernier congrès du HRI (14/16 juin 2019 à Londres). En Inde, l’homéopathie continue d’être la médecine des plus pauvres, comme elle l’a été pour les ouvriers en France déjà du temps de la commune…

En tout cas, pour moi, cette décision a ouvert la porte de ma créativité car j’ai enfin compris que plus aucune solution positive ne pouvait venir de notre système de soins. C’est à nous, médecins, en accord avec nos patients, de faire le choix d’une médecine réfléchie, intégrative, tenant compte des recherches passionnantes sur notre corps humain qui nous projettent enfin dans la médecine du 3ème millénaire.

Je me sens très proche de chercheurs comme Nicolas Tesla découvrant l’énergie libre ou de Geoges Lakhowsky découvrant le monde vibratoire de nos cellules. Tous leurs travaux sont à notre portée et nous permettent d’avancer. Le mépris affiché pour l’homéopathie par certains de mes confrères m’a amenée à mesurer l’urgence dans laquelle nous sommes en France avec la dislocation de notre système de soins, alors que partout dans le monde la médecine se veut intégrative amenant les médecins à travailler en équipe, respectant les modalités d’exercice de chacun et œuvrant pour la guérison des malades par la mise en commun de leurs savoirs, comme l’a si bien réalisé le Pr Yvette Parès à l’hôpital traditionnel de Keur Massar pour arriver à cette réussite extraordinaire de l’éradication de la lèpre au Sénégal.

L’homéopathie existe et existera toujours à l’échelle planétaire sous de multiples formes car elle est la médecine informationnelle à laquelle nous continuerons de nous référer, comme l’ont très bien compris les chercheurs russes comme Vladimir Voekov.

N’oublions pas que la loi de similitude a déjà été l’un des principes fondateurs de la médecine pharaonique il y a donc fort longtemps…

Béatrice MILBERT
Médecin généraliste, homéopathe, acupunctrice, phytothérapeute.
Boulogne-Billancourt (92) – 01 41 31 70 49

Retrouvez plus de 10 heures de conférences et d’interviews du congrès Eau, Homéopathie et Physique Quantique sur la clé USB de l’UNIVERSITÉ D’ÉTÉ 2018 avec :

  • deux conférences et deux interviews du Professeur Marc Henry,
  • deux conférences et deux interviews du Professeur Albert-Claude Quemoun,
  • une conférence et une interview du Professeur Luc Montagnier,
  • une conférence et une interview du Docteur Béatrice Milbert,
  • une conférence et une interview d’Emmanuel Ransford,
  • un article résumant l’ensemble du documentaire “La Science de l’Homéopathie” et détaillant le processus de fonctionnement de l’homéopathie en se basant principalement sur les recherches du Pr. Luc MONTAGNIER et du Pr. Marc HENRY.

Clé USB Eau, Homéopathie, Physique Quantique – 50,00 € : Disponible à la vente sur le site www.homeopathie.dejourenjour.org
Accès au documentaire sur l’homéopathie : https://exuvie.fr/index.php/product/la-science-de-lhomeopathie/


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