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Métaux lourds1

Naturellement présents sur Terre, les métaux lourds ou éléments-traces métalliques (ETM) sont des éléments chimiques métalliques tels que l’aluminium, le mercure, le plomb, le nickel, le cadmium ou encore le chrome. Certains d’entre eux sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme (comme le zinc et le cuivre par exemple), mais ils doivent être absorbés en petites quantités. Comme le disait si bien le célèbre médecin et philosophe Paracelse, « c’est la dose qui fait le poison ». En effet, tous les métaux deviennent toxiques au-delà d’un certain seuil. A moyen ou long terme, ces substances peuvent avoir des conséquences néfastes sur l’organisme.

Le mercure et l’aluminium sont les métaux lourds dont on parle le plus souvent. Et pour cause, nous les trouvons au quotidien dans notre environnement : amalgames dentaires, tabac, canalisations, piles électriques et batteries, pesticides, cosmétiques, additifs, anciens instruments de cuisine, traitements chimiques textiles, techniques de fabrication industrielles et pharmaceutiques… Les activités humaines ont largement favorisée une contamination alimentaire. Les produits de la mer semblent les plus touchés, avec les coquillages et les crustacés en première ligne. En effet, ne possédant aucun organe assez compétant pour éliminer efficacement les métaux lourds, ils peuvent atteindre d’impressionnantes concentrations en mercure, en plomb et en cadmium. Aucun poisson issu de mers n’est épargné, mais plus leur taille est importante, plus leur teneur en métaux lourds est élevée. Le thon, le saumon, la dorade et le turbot sont donc les plus pourvoyeurs de métaux lourds. La contamination touche également d’autres aliments tels que les viandes, les fruits, les légumes et les céréales, notamment lorsqu’ils ne sont pas issus de l’agriculture biologique et de filières respectueuses de l’environnement.

Les symptômes d’une intoxication varient en fonction des personnes et de leur terrain. Les métaux lourds peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques et respiratoires. Les signaux les plus fréquents sont une fatigue chronique, des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, des troubles psychiques (irritabilité, dépression…), des troubles digestifs (nausées, vomissements…), des symptômes grippaux, des troubles du sommeil et des réactions allergiques. Une exposition à forte dose à ces substances pourrait être impliquée dans des pathologies sévères telles que la sclérose en plaques, les maladies neurodégénératives, l’insuffisance rénale, le diabète, les troubles psychologiques et neurologiques.

Pour commencer une détoxification, la prévention et le changement des habitudes de vie visant à minimiser le contact et l’absorption de métaux lourds reste la première ligne de conduite à mettre en place. L’élimination des métaux lourds, représente une importante charge de travail pour nos organes, notamment pour le foie et les reins. Il convient donc d’étaler le processus sur plusieurs mois pour ne pas brusquer l’organisme et subir d’effets indésirables dus à une trop grande remise en circulation des métaux avant leur élimination rénale. La chélation consiste à apporter un agent chélateur capable de se lier aux métaux visés dans l’organisme. Cette liaison aboutira à la formation d’un complexe stable, inactif, non toxique et soluble qui pourra facilement être éliminé par voie urinaire grâce au travail du foie. Les principaux chélateurs naturels sont :

La chlorella : la paroi cellulaire de cette algue possède des grandes propriétés absorbantes vis-à-vis des toxines comme la dioxine, le mercure, le cadmium ou le plomb.

L’acide alpha-lipoïque : il s’agit d’un acide soufré présent dans toutes les cellules du corps. C’est un capteur de métaux lourds de par ses deux groupe thiols, capablent de traverser la barrière hémato-encéphalique (effet neuroprotecteur).

Le glutathion et la N-acétyl-cystéine (NAC) : le glutathion a la capacité de se lier à des toxines comme les métaux lourds, les solvants et les pesticides. La NAC est un précurseur direct du glutathion.

Le malate de magnésium : il aide à détoxiquer le corps des métaux lourds, en particulier l’aluminium. En effet, il a la capacité d’échanger son magnésium pour de l’aluminium, ce qui contribue à réduire l’excès de ce métal accumulé dans l’organisme, tout en rendant le magnésium disponible pour le reste du corps.

Les acides aminés soufrés : la méthionine, la cystéine et la taurine jouent un rôle important la détoxification hépatique de certains médicaments et des métaux lourds tels que le plomb ou le mercure.

Une détoxification efficace doit également soutenir le travail d’élimination des émonctoires. Pour cela, il est conseillé d’apporter des éléments favorisant la sortie des toxines inactivées par les reins, les intestins ou la vésicule biliaire : le chardon-Marie riche en silymarine pour stimuler le foie et la vésicule biliaire, le bouleau pour ses propriétés diurétiques, le pissenlit pour soutenir la fonction excrétrice rénale et des fibres prébiotiques pour une meilleure régulation du transit intestinal. Enfin, un apport de zinc, de sélénium, de superoxyde dismutase (SOD, un antioxydant essentiel primaire) et de vitamines du groupe B est conseillé pour protéger le bon fonctionnement du métabolisme, lutter contre le stress oxydatif et renforcer le terrain.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien de santé naturelle.

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