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Pourquoi n’arrivez-vous pas à perdre vos kilos ?

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Vous avez du mal à perdre vos kilos qui se sont accumulés depuis quelque temps ? Malgré vos efforts, votre balance affiche toujours le même poids (ou pire) ? En fait, ne pas arriver à maigrir, ce n’est pas forcément mal manger. C’est avant tout « mal fonctionner ».

Explications ci-dessous des quelques raisons pour lesquelles votre balance ne descend pas.

Trop de régimes

De plus en plus de personnes déclarent suivre un régime : selon une étude de l’Inserm (Institut de la santé et de la recherche médicale) publiée en mai 2012, 30 % des femmes ont déjà suivi cinq régimes dans leur vie et 9 % en ont déjà fait plus de dix.

La conclusion, et c’est l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail) qui le dit : « plus on fait de régimes, plus on favorise la reprise pondérale ».

Encore plus impressionnant, quinze études à long terme incluant des personnes au régime montrent qu’elles ont plus de risque de devenir obèses que celles qui ne font pas de régime.

L’explication est assez simple à comprendre : le corps réagit contre l’insuffisance forcée de calories.

Tout d’abord, la privation du corps entraîne une absence de plaisir qui est vécue comme un stress par l’organisme. Et le stress est un facteur de prise de poids.

Ensuite, le corps favorise le stockage en prévision d’une nouvelle période de restriction et diminue ses dépenses pour économiser ses ressources.

Ainsi, quand vous vous remettez à manger normalement vous reprenez rapidement et plus de poids qu’avant.

Des carences nutritionnelles

1. Les protéines pour lutter contre les fringales

La plupart des personnes qui essaient de perdre du poids n’ont pas un apport en protéines suffisant.

Or les protéines sont essentielles au bon fonctionnement de votre organisme.

Tout d’abord, elles maintiennent votre masse musculaire. Cette dernière est à favoriser lorsque vous souhaitez mincir car elle augmente votre métabolisme de base.

C’est-à-dire que plus vous avez de muscles, plus vous brûlez de calories au repos.

Ensuite, les protéines permettent la fabrication de la sérotonine. Ce neurotransmetteur est impliqué dans le contrôle de l’appétit et de l’humeur.

Un signe que vous manquez de sérotonine ? Vous êtes attiré par des aliments sucrés en fin d’après-midi. Pour contrebalancer cet effet, vous pouvez manger plus de protéines et/ou prendre un complément alimentaire à base de Griffonia simplicifolia, riche en 5-HTP (hydroxytryptophane), précurseur direct de la sérotonine comme Griffonia L-5-HTP.

2. Le bon gras aide à perdre du poids

La deuxième carence nutritionnelle courante est le gras. J’en conviens, c’est tout à fait logique de se dire que pour perdre votre graisse, il faut manger moins gras.

En fait les graisses, et notamment les acides gras polyinsaturés comme les oméga-3 de type EPA-DHA, sont indispensables à votre santé. D’abord, ils jouent un rôle primordial pour votre cerveau.

En effet, votre cerveau est composé à 60 % de gras. S’il n’en a pas assez, cela se traduit par des baisses de moral et vous allez finir par craquer ou vous sentir déprimé.

Ensuite, ils ont une action anti-inflammatoire. Or il n’est plus à démontrer aujourd’hui le lien très fort entre inflammation et prise de poids.

Enfin, les acides gras polyinsaturés de type oméga-3 fluidifient les membranes de nos cellules. Or plus les membranes sont souples et plus les échanges sont facilités. Ce qui est indispensable pour perdre du gras.

Plus spécifiquement, des études montrent qu’avec une dose de 3 g d’huile de poisson par jour (EPA-DHA), vous prévenez l’accumulation de masse grasse au niveau de la taille. Ces effets sont décuplés avec une dose de 6 g d’huile de poisson par jour et avec une activité physique. Pour vous complémenter en oméga-3 de type EPA-DHA de bonne qualité, vérifiez bien la certification Epax, comme ceux des Laboratoires COPMED.

3. La vitamine D pour la satiété

Selon une étude clinique de janvier 2019, la supplémentation en vitamine D augmente le taux de leptine. La leptine est une hormone qui régule l’appétit. Alors n’oubliez pas de vous complémenter en vitamine D3 végétale 1 000 UI toute l’année.

Des erreurs alimentaires

Vous pensez peut-être bien faire en prenant du muesli et un jus de fruits au petit-déjeuner ? En fait, certaines de ces céréales du petit-déjeuner contiennent plus de 50 % de sucre ajouté dans le produit fini, ce qui équivaut à 15 g de sucre par portion, soit plus de 30 % des apports quotidiens recommandés.

Quant au jus de fruits, même s’il est estampillé « bio » et « sans sucre ajouté », il contient quand même 11 g de fructose pour 100 ml. Ce qui est pire qu’un verre de soda (10 g pour 100 ml). Les fruits sont bons pour nous à condition qu’ils contiennent encore leurs fibres. Il en est de même pour les fameux « smoothies ».

Une étude démontre que boire un smoothie revient en fait à consommer entre 4 et 6 oranges, soit l’équivalent en sucre d’un grand verre de soda. De plus, si vous ne les faites pas maison, il arrive que les vendeurs ajoutent du sucre au produit fini…

D’ailleurs, les smoothies ne sont pas les seuls aliments dans lesquels on ajoute du sucre. Les soupes, la viande hachée, les conserves… Dans la plupart des aliments transformés que vous trouvez un supermarché, il y a du sucre ajouté. Mais au fait, pourquoi ?

Parce que votre cerveau raffole du sucre. Quand vous en mangez, il produit de la dopamine : « l’hormone du plaisir ». C’est le « kiff total ». C’est ce qu’on appelle le circuit de la récompense. Malheureusement il n’existe pas de circuit de la récompense pour les brocolis ou les sardines !

D’ailleurs, en 2013, le Professeur Joseph Schroeder et son assistante, Lauren Cameron, du Connecticut College, ont montré que les biscuits Oreo étaient 8 fois plus addictifs que la cocaïne ! En fait, le sucre est même considéré comme une drogue dure.

Les industriels l’ont bien compris et c’est pour cela qu’ils en rajoutent à tour de bras dans les plats vendus en supermarché. Cela augmente leurs ventes ! En plus, c’est un conservateur efficace et il permet de relever le goût.

Continuons avec les fameux sodas « light » ou « sans sucres ». En fait, même s’il y a 0 glucide sur l’étiquette, l’aspartame qui donne le goût sucré, enclenche une sécrétion d’insuline (le cerveau ne sait pas que c’est du « faux » sucre). Or l’insuline, c’est une hormone de stockage. Elle est là pour faire du gras. C’est votre pire ennemi pour perdre du poids durablement.

Une résistance à l’insuline installée

On vient de le voir, les pics d’insuline favorisent le stockage de graisses. En fait, le rôle de l’insuline est de conserver un niveau de glucose adéquat dans le sang. Après un repas riche en sucre, il y a hyperglycémie, c’est-à-dire un taux élevé de sucre dans le sang. Alors, le pancréas sécrète l’insuline afin que ce glucose soit utilisé par les cellules. L’insuline est la clé qui déverrouille la porte de la cellule pour y laisser entrer le glucose. Ce dernier est alors utilisé comme combustible pour faire de l’énergie.

Une autre partie du glucose est stockée sous forme d’énergie de réserve dans les tissus : en glycogène, un sucre complexe immédiatement mobilisable en cas d’effort (foie et muscles), et en triglycérides, des graisses de réserve disponibles en cas de périodes de disette (graisses musculaires et siégeant autour des viscères).

Il arrive, à force d’être sollicitée, que la cellule devienne comme « sourde » au message de l’insuline, c’est l’installation d’une résistance à l’insuline.

Cela peut passer inaperçu (au début) car le pancréas est capable de sécréter de grandes quantités d’insuline pour compenser cette perte d’efficacité. Cette production haute et permanente d’insuline (ou hyperinsulinisme) permet de maintenir la glycémie à des taux à peu près normaux.

Le problème c’est que le corps se met à stocker davantage de sucre sous forme de graisse, notamment au niveau du ventre.

De plus, un taux élevé d’insuline bloque le signal transmis par la leptine, hormone qui régule la sensation de faim. Vous vous sentez donc affamé, que vous ayez mangé ou non.

On estime que 90 % des personnes en surpoids et 25 % des personnes de poids normal souffrent d’hyperinsulinisme et/ou de résistance à l’insuline.

Cette situation nécessite une approche thérapeutique globale pour restaurer les processus perturbés.

Pour vous en assurer, vous pouvez vous rapprocher de votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive un dosage sanguin de l’insuline, ainsi que des indices de HOMA et QUICKI. Ces derniers permettent de calculer votre résistance à l’insuline.

Une glande thyroïde qui tourne au ralenti

La thyroïde est une glande située à la base du cou, en avant de la trachée et de l’œsophage. Cette glande en forme de papillon synthétise des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) qui vont agir dans l’ensemble de l’organisme. Ces hormones sont indispensables au bon fonctionnement du corps et à la gestion du poids.

Si votre thyroïde ne fonctionne pas assez, l’ensemble de votre organisme en sera affecté et les autres glandes synthétiseront des hormones à un niveau trop bas. Dans ce cas, vous êtes dans une situation d’hypothyroïdie. Il est alors très difficile de maigrir malgré un régime adéquat et une activité physique régulière.

En effet, ces hormones thyroïdiennes produisent de la chaleur, contrôlent vos dépenses énergétiques, régulent vos systèmes digestif et cardio-vasculaire ainsi que votre système nerveux central. Enfin, elles harmonisent vos hormones sexuelles tant essentielles à une bonne qualité de vie.

Ainsi, beaucoup de personnes (comme vous peut-être) essaient de perdre du poids mais n’y arrivent pas. En effet, près de la moitié des hypothyroïdies passerait ainsi inaperçue. D’après le Dr Résimont, spécialiste du sujet, l’hypothyroïdie toucherait même 85 % de la population.

Un test simple vous permet de faire votre propre évaluation. Il vous suffit de prendre votre température matinale au lever durant 4 jours, sans avoir bu un verre d’alcool la veille, et à distance du milieu de cycle chez la femme. Cette température matinale doit être supérieure à 36,7 °C.

Un microbiote déséquilibré

Votre microbiote intestinal est principalement représenté par deux grandes familles de bactéries : les Firmicutes et les Bacteroidetes. Elles constituent environ 90 à 95 % de la population totale. Or les Firmicutes pourraient être responsables d’une augmentation significative de l’énergie extraite des fibres.

En effet, une flore riche en Firmicutes augmente l’extraction de l’énergie contenue dans les résidus alimentaires qui arrivent dans votre côlon et favorise ainsi le stockage des graisses.

Résultat : vous assimilez plus de calories et vous les stockez sous forme de graisse !

De plus, les Firmicutes sont des bactéries gram négatif, ce qui veut dire qu’elles abritent dans la face externe de leurs parois des composants toxiques : les Lipopolysaccharides (LPS).

Or ces lipopolysaccharides provoquent une résistance à l’insuline, une augmentation de la sécrétion d’insuline à jeun et une augmentation de la masse graisseuse. De plus, certaines bactéries intestinales favorisent le stockage des acides gras dans vos adipocytes.

À l’inverse, certaines souches de probiotiques comme le Lactobacillus gasseri permettent de réduire la graisse adipeuse et favorisent la perte de poids !

Vous vous en rendez compte, il y a un certain nombre de paramètres à prendre en compte lorsque vous souhaitez perdre du poids. Seul, il est parfois difficile de s’y retrouver.

N’hésitez pas alors à faire appel à un thérapeute spécialisé pour vous faire aider !

Julie AYMÉ – Naturopathe

Antibes 06 – 06 60 19 08 54
www.aymelanaturo.com

 

1. https://www.etude-nutrinet-sante.fr
2. http://www.esculape.com/nutrition/régimes-danger-ANSES2010.pdf
3. http://www.nytimes.com/2016/05/08/opinion/sunday/why-you-cant-lose-weight-on-a-diet.html
4. “Pourquoi les régimes font grossir” Sandra Aamodt
5. https://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-complements-alimentaires/les-principaux-complements-alimentaires/les-complements-correcteurs-de-l-alimentation//les-omega-3
6. European Journal of Nutrition, Vitamin D supplementation increases adipokine concentrations in overweight or obese adults, 16 Janvier 2019
7. https://link.springer.com/article/10.1007/s00394-019-01899-5
8. www.natuurdiëtisten.nl
9. https://www.marieclaire.fr/hypothyroidie,1136243.asp
10. Les cahiers de la Bio-Energie N°77 juillet 2019
Turnbough PJ, Henrissat B, Gordon JI. Viewing the human microbiome through three-dimensional glasses : integrating structural and functional studies to better define the properties of myriad carbohydrate-active enzymes. Acta Crystallogr Sect F Struct Biol Cryst Commun. 2010 Oct 1:66(Pt 10):1261-4
11. Bäckhed F, Ding H, Wang T, Hooper LV, Koh GY, Nagy A, Semekovich CF, Gordon JI. The gut microbiota as an environmental factor that regulates fat storage. Proc Natl Acad Sci USA. 2004 Nov 2;101(44):15718-23.
12. Turnbaugh PJ, Ley RE, Mahowald MA, Magrini V, Mardis ER, Gordon JI. An obesity-associated gut microbiome with increased capacity for energy harvest. Nature 2006 Dec 21;444(7122):1027-31
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15. Preiss-Landl K, Zimmermann R, Hämmerle G, Zechner R. Lipoprotein lipase : the regulation of tissue specific expression and its role in lipid and energy metabolism. Curr Opin Lipidol.2002 Oct;13(5):471-81