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Santé naturelle

Maladies hivernales : les solutions naturopathiques

Un article de Christian Brun

Vous qui cherchez et voulez connaître et savoir d’autres choses que ce que nous dit l’officialité allopathique et ne pas être simplement des “patientes et patients” qui subissent les affres de l’hiver puis la médication du médecin détendeur du savoir suprême sans ouvrir son humilité à d’autres formes du savoir !

“Il faut penser puis agir mais ne jamais fonctionner.”

Il s’agit de savoir comment par des moyens naturels non iatrogènes, éviter les pathologies hivernales et comment renforcer notre système immunitaire en hiver. C’est un sujet d’actualités puisque nous sommes aux portes de l’hiver et qu’il commence à faire très froid. Chaque année, c’est donc un sujet de préoccupations pour nous tous. Vent, pluie, brume, froid, neige, éternuement, nez rouge, qui coule, fatigue, toux, dépression, gorge qui pique, yeux larmoyants… Atchoum !

“Mieux vaut prévenir que guérir.”

Ces maladies hivernales atteignent généralement la sphère otho-rhino-laryngologique et nous avons ainsi des signes bien connus et redoutés :

  • Les fièvres avec lassitude,
  • Les grippes avec forte fièvre, frissons, courbatures, maux de tête, écoulement nasal, larmoiement,
  • Les bronchites avec toux sèches ou grasses, difficultés respiratoires, douleur thoracique, inflammation du larynx, de la trachée,
  • Les angines,
  • Les rhumes avec toux et crachats, éternuements et écoulements,
  • Les laryngites,
  • Les trachéites,
  • Les pharyngites,
  • La toux…

Toutes ces pathologies font partie de la saison froide et tous les symptômes vous sont bien connus puisqu’il y a en France, chaque année, de véritables épidémies de ces maladies.

En ce qui concerne les symptômes, chaque personne se défend avec ses propres armes qui se manifestent en fonction de l’âge du sujet, de sa constitution et de son tempérament, du degré de force vitale disponible, de son potentiel nerveux et endocrinien.

Les conséquences de ces pathologies sont à différents niveaux notamment :

  • Personnelles,
  • Employeurs,
  • Organismes sociaux.

Alors, pour le répéter, l’hiver approche à grands pas même si nous avons un automne plus ou moins extraordinaire, magnifique, il est là à nos portes, agressif pour notre organisme et je le répète en cette période particulière de COVID-19, c’est un sujet de préoccupation pour toute la société ; aussi bien à titre personnel que pour l’employeur par exemple qui voit ses bureaux, son usine, sa boutique désertée par ses employés, grippés, bronchiteux. C’est également un problème pour les organismes sociaux avec les arrêts de travail accrus pendant l’hiver, ainsi que les remboursements des frais médicaux et pharmaceutiques. Bref, nous nous sommes compris.

Alors l’approche officielle actuelle est de conseiller et gratuitement pour le 3e âge, le vaccin antigrippe et peut-être une vaccination contre la COVID-19 ! Donc vous voyez que ces maladies hivernales appelées aussi maladies à “frigore” sont à prendre en grande considération. Après les conséquences sociales, voyons les conséquences organiques du froid hivernal et les différentes causes de ces pathologies hivernales.

Durant la période froide, notre organisme est soumis à rude épreuve.

Le froid est un stress très important pour notre corps et pour tous nos différents métabolismes.

L’organisme doit lutter en permanence pour assumer, malgré le froid externe, une température interne d’environ 37 °C. C’est un phénomène d’homéostasie c’est-à-dire une régulation permanente et intelligente, comme pour beaucoup d’autres phénomènes tels que la glycémie, la cholestérolémie par exemple mais aussi l’inflammation !
Bien entendu, cette lutte permanente contre le froid engendre un affaiblissement de nos réserves protidiques, glucidiques, vitaminiques, minérales et enzymatiques.

Cela se traduit par de la fatigue générale et bien entendu notre système immunitaire n’échappe pas à cet affaiblissement.

Il est affaibli par manque de vitamines et d’oligo-éléments, par un excès de travail dû à la présence en hiver de souches virales et bactériennes, résistantes au froid (ainsi les virus aiment le froid et détestent le chaud – voir le scandale du sang contaminé et le manque de chauffage du sang).
Cette lutte permanente contre le froid, en plus de déprimer l’organisme en vitamines et oligo-éléments, engendre des radicaux libres c’est-à-dire des molécules instables qui nous affaiblissent et engendrent un “rancissement” de nos cellules. Le corps pour lutter contre les effets pernicieux de ces radicaux libres a besoin lui aussi de vitamines d’oligo-éléments et d’enzymes.

Faire face aux maladies hivernales naturellementOn tourne en rond.

N’oublions pas que cette période hivernale est soit très difficile du point de vue nerveux et bien souvent on assiste à des dépressions hivernales saisonnières, ce qui est encore un élément dépressif du système immunitaire.

Le froid a également pour conséquence de ralentir les échanges cellulaires (alimentaires, oxygène et épuratif) ce qui entraîne un épuisement cellulaire tant au point de vue nutritif que respiratoire et un encrassement humoral que le corps dans sa sagesse cherchera tant bien que mal à évacuer.

Le froid est également agressif pour notre arbre respiratoire qui lui aussi se fragilise, permettant ainsi à des hôtes agressifs et pathogènes de proliférer sur cette muqueuse. D’autant plus que le système immunitaire sera faible ou ne sera pas alerté par le système nerveux central pour cause de stress et de dépression nerveuse.

Il convient de ne pas oublier non plus que l’hiver est une période où notre alimentation est moins riche en vitamines et minéraux pour cause de manque de soleil mais aussi parce que nous mangeons beaucoup plus d’aliments cuits et chauds. C’est également une période où on consomme davantage de chocolat, alcool et autres mets de Noël ou du Jour de l’An ! Dernier point et certainement à mon sens le plus important : le froid est l’ennemi n° 1 du foie, organe central de notre santé/vitalité authentique. En effet, on peut se demander pourquoi les maladies hivernales interviennent plus généralement ou uniquement pendant cette période froide.

Il n’y a pas de période grippale en été. Alors pourquoi ? Et bien c’est à cause de notre foie et plus exactement par blocage hépatique.

L'importance du foie pour notre santé

Je m’explique :

Le foie est l’organe le plus chaud du corps (le sang rentre dans le foie par l’artère hépatique (30 %) venant de la grosse aorte issue du ventricule gauche du cœur et pour 70 % par la veine porte venant du duodénum, à 37-38 °C. Il ressort par les veines sus-hépatiques à près de 42 °C) qui elles-mêmes se jettent dans la veine cave inférieure qui s’abouche à l’oreillette droite du cœur. Puis le sang fuse dans le ventricule droit par un jeu de pression, et prend ensuite la voie de l’artère pulmonaire pour aller à nos organes respiratoires dont le rôle principal est de débarrasser le sang de son CO2, issu de la respiration cellulaire, et capter de l’O2 pour le distribuer à nos milliards de cellules.

Et ainsi quand le foie est soumis au froid, il y a un blocage de certaines de ses fonctions et principalement celle de filtrage.

Petit rappel : nous avons selon Alexis Carrel, 100 000 km de “canalisations”, 5,6 1 de sang, et 200 hectares de tissus à irriguer chaque minute

En temps ordinaire, les humeurs chargées de toxines se font filtrer par le foie (2 400 1 de sang par 24 heures passent dans le foie). Le résultat de cette filtration : le foie le rejettera à l’extérieur sous forme de bile. La bile est un déchet, mais un déchet utile. Elle émulsionne les graisses, alcalinise le bol alimentaire et lubrifie le bol fécal permettant ainsi un transit et une évacuation intestinale plus aisée et aide à la synthèse de la vitamine K, vitamine de la coagulation. Quand il y a blocage hépatique par le froid ou encore par des frustrations ou des colères non exprimées, ces humeurs prennent une voie de secours : le corps travaille toujours au mieux des intérêts du corps.

Cette voie de secours est la voie respiratoire ainsi que les muqueuses de la face qui n’ont pas été prévues pour effectuer ce travail excédentaire de filtrage humoral. Et bien souvent, le corps toujours dans sa sagesse, pour aider les voies respiratoires surchargées provoque une fièvre libératrice afin de brûler les toxines et provoquer une transpiration salvatrice (épuration et de plus la chaleur est néfaste aux virus).

Et bien entendu, ce terrain humoral encrassé peut-être le lieu propice aux microbes et virus mais cela ne veut pas dire que le microbe ou virus est responsable de la maladie : il n’en est qu’une conséquence.

J’aime l’image de P. V. Marchesseau – 1911-1994 “est-ce le moustique qui engendre le marécage ou est-ce le marécage qui accueille le moustique ?”

C’est la grande différence entre l’allopathie (Pasteur) et la naturopathie (Béchamps).

Alors me direz-vous, ces maladies qu’elle en est réellement la genèse, sont-elles prévisibles et peut-on s’auto-guérir sans l’arsenal médical classique qui quelquefois, il faut le reconnaître, fait plus de mal que de bien ? Cependant je précise que dans certains cas de débordements infectieux ou de déficience immunitaire, le recours à des médicaments tels que des antibiotiques ou autres est indispensable.

Les différentes causes de ces pathologies sont multifactorielles, même si la cause primaire est une insuffisance ou un débordement hépatique :

  • Stress,
  • Lutte permanente contre le froid et la pollution environnementale,
  • Affaiblissement de nos réserves protidiques, glucidiques, vitaminiques, lipidiques et minérales et enzymatiques par trop de cuisson par exemple,
  • Présence de radicaux libres,
  • Dépression nerveuse saisonnière,
  • Échanges cellulaires ralentis,
  • Agression de l’arbre respiratoire,
  • Alimentation moins riche en vitamines et oligoéléments… mais plus riche en certains produits (Noël, Jour de l’An)…

Les principales causes des pathologies respiratoires en naturopathie :

  • Alimentaires,
  • Blocage émonctoriel hépatique et intestinal,
  • Dégradation de la flore intestinale physiologique,
  • Agents extérieurs (tabac, germes…),
  • Environnement (poussières, allergènes, air conditionné, air sec ou humide, vent, froid, inhalation de produits toxiques et agressifs…),
  • Problèmes psychologiques,
  • Mauvaise gestion des stress,
  • Baisse du potentiel immunitaire,
  • Iatrogène (médication, antibiothérapie outrancière…),
  • Manque d’exercice physique et respiratoire,
  • Colonne vertébrale et cloison nasale déviées,
  • Obstruction mucosique nasale.

Garder la forme grâce à la naturopathieStratégie naturopathique relevant du bon sens et de la logique

Alimentation

  • Réduire la consommation de corps gras saturés et insaturés (lipides) tels que l’huile, le lait, le chocolat, le fromage, la charcuterie, les abats,
  • Choisir des huiles vierges de 1re pression à froid et biologiques (les huiles classiques ont subi 12 à 15 opérations de raffinage),
  • Réduire la consommation de “sucres” raffinés c’est-à-dire des aliments raffinés, blanchis tels que céréales blanches (pâtes, riz, pain, sucre…),
  • Supprimer la consommation d’alcool sous toutes ses formes si pathologies hivernales,
  • Faire des monodiètes (ne consommer qu’un seul aliment au cours d’un repas).

Déblocage émonctoriel hépatique

  • Cataplasme chaud ou bouillotte chaude sur la région hépatique ou bain chaud bref tout ce qui peut réchauffer le foie,
  • Plantes hépatiques pour drainer : artichaut, pissenlit, radis noir (attention aux calculs biliaires), fumeterre, boldo, gentiane,
  • Plantes régénérantes du foie : Desmodium ascendens, chardon-Marie, Chrysantellum americanum,
  • L’huile de Haarlem (mélange d’huile essentielle de pin maritime, de soufre organique et d’huile de lin et de chlorophylle) est un excellent draineur.

Harmonisation de la flore intestinale physiologique

  • Probiotiques 10 MD : inuline de chicorée, mélange de ferments lactiques (Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium animalis Lactis, Bifidobacterium longum, Bifidobacterium breve, Lactobacillus paracasei, Lactobacillus plantarum ; Lactobacillus rhamnosus). 1 gélule par jour, de préférence le matin ou le midi avant les repas avec un verre d’eau.
  • Candinat® : extrait de feuille d’olivier, chardon-Marie, propolis, lithothamne, chlorophylle. 2 gélules par jour, de préférence avant les repas avec un verre d’eau.
  • Perméal Régul® + : L-glutamine, L-méthionine, marc de raisin, extrait de curcuma, vitamines B, curcuma, mélisse, myrtille, spiruline. ½ sachet par jour, pendant 1 semaine, puis 1 sachet par jour dilué dans un peu d’eau.

Suppression ou réduction des agents extérieurs responsables (tabac, germes)

Réduction des risques dus à l’environnement (poussières, allergènes, air conditionné, air sec ou humide, vent, froid, inhalation de produits toxiques et agressifs…)

Réglage des problèmes psychologiques (psychothérapies)

Apprentissage à la gestion des stress, favorisation de la relaxation, la détente, la visualisation

Accroissement du potentiel immunitaire par l’utilisation de plantes, huiles essentielles, vitamines et oligo-éléments avant ou/et pendant la saison froide – cela permet de diminuer l’intensité et la durée de l’épisode infectieux : liste non exhaustive

Vitaminothérapie : Une cure de vitamine C permet de diminuer la sévérité et la durée des symptômes de la grippe et rhume d’environ 23 %.
> Vitamine C Liposomale : 1 c. à café/jour à prendre pure ou diluée

Oligothérapie : zinc (tueur de virus et stimulateur de l’immunité), or et argent (agissent en stimulant les défenses naturelles), magnésium, soufre, cuivre (anti-infectieux, anti-inflammatoire), manganèse/cuivre, bismuth (gorge et amygdales)…
> Pidolate Zinc – Vitamine B6 : 2 gélules par jour à prendre de préférence le matin avec un verre d’eau

Phytothérapie : Echinacea, shitaké, plantain (anti-inflammatoire, antitussif, antihistaminique), cassis (antihistaminique + vitamine C et cortisone-like), pulmonaire, guimauve, bourgeons de pin, bouillon-blanc, violette, tussilage, thym, cannelle, sarriette, ronce…)

Gemmothérapie :
> Gemmophytol Bronches : macérât de jeunes pousses de ronce, de bourgeons de cassis, noisetier, aulne, viorne : 5 à 10 gouttes 3 fois par jour, pures ou diluées dans un peu d’eau en dehors des repas
> Gemmophytol Tonique – Immunité : macérât de bourgeons de cassis, aulne, chêne et jeunes pousses d’églantier 5 à 10 gouttes 3 fois par jour, pures ou diluées dans un peu d’eau en dehors des repas

Aromathérapie :
> Huiles essentielles de Ravintsara aromatica et niaouli derrière les oreilles et sur l’oreiller
> Eucalyptus radiata, sarriette des montagnes, origan à inflorescence compact, girofle, cannelle… Attention pour ces dernières huiles car elles contiennent des phénols qui sont dermocaustiques et hépatotoxiques.
> EPP Pamplemousse synergisé : extrait de pépin de pamplemousse citron, gentiane carvi – 15 gouttes 1 à 3 fois par jour dans un peu d’eau
> Granuphytol® immunité : thym, achillée millefeuille, ail, angélique, olivier, Eucalyptus globulus, échinacée, ginseng, ortie piquante, pin, romarin – 2 sticks par jour à faire fondre sous la langue pendant 5 jours dès les premiers signes

Divers :
> Propolis (anti-infectieuse, anti-inflammatoire), eau de Botot, Huile de Haarlem, extrait de pépins de pamplemousse, shiitaké, maïtake, cat’s claw (griffe du chat)
> Myco Défenses® : extrait de shiitake – AHCC, maïtake, reishi extrait de pleurote – 2 à 4 gélules par jour avec un peu d’eau (Attention : déconseillé aux greffés et si prise d’immunosuppresseurs).

Réduction de toute médication abusive, non nécessaire, hormis l’urgence

Pratique régulière de l’exercice physique et respiratoire en plein air

Vérification de la colonne vertébrale et de la cloison nasale (voir ostéopathe)

Extraction des mucosités nasales (coton-tige, mouche nez, lota…)

Balnéothérapie / hydrologie (prendre des bains de pieds ou de mains très chauds pour dériver les humeurs vers les extrémités) et penser à la bouillotte chaude sur le ventre

“J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé” – Voltaire.
“La vie n’est pas courte, c’est nous qui l’abrégeons” – Sénèque.

Du poulet pour vos poumons !

Prenez tous les soirs un bouillon de poulet. Le poulet contient en grande quantité de la cystéine, un acide aminé. La cystéine ressemble à un médicament, l’acétylcystéine. Or ce dernier est prescrit dans les cas de bronchites et de sinusites. Ainsi, le poulet décongestionne les voies respiratoires !

Les maladies hivernales sont des maladies volcaniques, c’est-à-dire des réactions d’élimination émonctorielle au niveau des voies respiratoires ou des muqueuses de la face. Ce sont des maladies d’autodéfense. Alors, pour guérir, ou mieux encore, pour provoquer l’autoguérison, il faut renverser la vapeur, faire basculer l’élimination vers le bas. La grande réforme consiste donc à motiver le foie, la bile et les intestins et pour cela, la première médecine, la première thérapie sera de modifier sa :

  • Façon de vivre,
  • Façon de penser,
  • Façon de sentir,
  • Façon de croire,
  • Façon d’aimer,
  • Façon de se nourrir.

Pour conserver, améliorer ou augmenter son capital santé, il faut donc impérativement soigner son :

  • Hygiène alimentaire,
  • Hygiène neuropsychique,
  • Hygiène émonctorielle.

Christian BRUN,
Naturopathe et enseignant

Résidence La Sablière
15 Rue de la Patte d’Oie
78000 Versailles

http://www.christian-brun-naturo.fr
MOBILE : 01 39 25 07 04

 

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