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Hypersensibles, agissez en prenant soin de votre alimentation !

HYPERSENSIBILITE

La naturopathie, un soutien émotionnel pour les ultrasensibles

« Cette sensibilisation accrue au monde subtil fait de nous des êtres intuitifs, qui traitent les informations de manière semi-inconsciente, voire inconsciente. » Elaine N. Aron.

 

Les personnes hypersensibles consomment beaucoup plus d’énergie, et « carburent » à fond. Nous allons voir de quoi elles ont besoin et pourquoi.

Les hypersensibles possèdent une sensibilité à fleur de peau. Ils ou elles ressentent intensément toutes leurs émotions, que ce soit l’inquiétude, l’enthousiasme ou encore la colère. Les personnes hautement sensibles sont de vraies éponges émotionnelles.

Comment réussir à gérer l’hypersensibilité ? Pour vivre en accord avec soi-même, une alimentation saine peut être la clé de l’épanouissement personnel.

C’est pourquoi la naturopathie, notamment, aide à maintenir un équilibre émotionnel grâce aux aliments adaptés aux besoins des hypersensibles.

Qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

Les hypersensibles sont pourvus d’une sensibilité sensorielle et émotionnelle.

Ce grand pouvoir leur donne de nombreux avantages, dont une très grande empathie, mais aussi un gros désavantage s’ils ne prennent pas soin d’eux.

En effet, ces personnes hautement sensibles peuvent présenter des difficultés à gérer leurs émotions, car elles ressentent tout profondément.

Il existe plusieurs formes d’hypersensibilité :

  • L’hypersensibilité émotionnelle : les personnes possédant cette caractéristique réagissent fortement aux nombreux stimuli émotionnels. Elles sont très réceptives et leurs émotions se décuplent quand elles sont touchées, même s’il s’agit simplement d’une scène vue dans un film, lue dans un livre ou vue dans la rue !
  • L’hypersensibilité sensorielle, mais surtout olfactive et auditive. Les personnes touchées par cette particularité sont très sensibles à leur environnement. Dans mon cabinet, par exemple, je n’utilise jamais d’huiles essentielles, de parfum, ni même d’encens au risque de déranger ma clientèle. Mes clients témoignent souvent d’une gêne, voire d’une nausée, quand ils sont exposés à des sons trop forts, des parfums, des odeurs de nourriture et/ou de transpiration !
  • L’hypersensibilité retardée : les personnes concernées ne vont pas réagir immédiatement à ce qui les touche, contrairement à l’hypersensibilité immédiate. Ces personnes paraissent calmes en apparence, mais cachent une grande angoisse et une anxiété intérieure. Elles paraissent fortes et sûres d’elles, mais au fond d’elles-mêmes, se cache un tsunami émotionnel imperceptible.

Ces 3 types d’hypersensibilité peuvent se chevaucher.

Ce trop-plein d’émotions (peu importe le genre d’hypersensibilité) peut parfois conduire à une dépression, voire à un burn-out.

C’est pourquoi il est essentiel de prendre conscience de son hypersensibilité, d’écouter son corps, d’adapter son alimentation. Et également, de tenir compte de ses émotions, et de se faire accompagner par un professionnel qui aidera à prendre en charge les différentes spécificités de l’hypersensible.

Par ailleurs, les hypersensibles sont plus sensibles que la moyenne à la douleur. On retrouve plus de personnes fibromyalgiques hypersensibles, car la sensibilité sensorielle peut affecter le système nerveux central, notamment dans les régions cérébrales liées au traitement sensoriel de la douleur. Selon une étude de l’institut John Hopkins, les personnes fibromyalgiques souffriraient également de sensibilité accrue à la lumière, et notamment à la lumière bleue.

Le rôle des neurotransmetteurs

Les neurotransmetteurs déclenchent ou inhibent les influx nerveux selon les besoins.Femme qui étend ses bras devant le soleil

Le système nerveux, le système digestif, l’hypersensibilité et les neurotransmetteurs fonctionnent simultanément, comme une équipe. Cela affecte les actions qui en découlent et peut mener soit à une coopération, soit à une compétition.

Le rôle des neurotransmetteurs est d’équilibrer le système nerveux et cérébral afin de minimiser l’impact de certaines émotions comme le stress et l’anxiété. Ainsi, la dopamine, la noradrénaline, la sérotonine, l’ocytocine et les endorphines jouent un rôle très important pour notre organisme.

L’alimentation chez les hypersensibles

L’alimentation, qui peut être considérée comme un antistress chez les hypersensibles, permet principalement de gérer et d’apaiser leurs émotions. Une alimentation saine, adaptée à leurs besoins, les aide à mieux vivre au quotidien. Ces bonnes habitudes auront un effet bénéfique sur le long terme.

Il est à noter que les hypersensibles sont plus enclins aux allergies et aux intolérances alimentaires, sans qu’ils en soient pourtant conscients. Cela peut donner lieu, entre autres, à des remontées acides, des ballonnements, ainsi qu’à une alternance entre diarrhée et constipation qui, à terme, affaiblit leur flore intestinale et donc leur système immunitaire. Par exemple, ces personnes pots d'aliments, légumineusespeuvent déclencher, à la suite du décès de leur animal de compagnie, des allergies aux poils de chat, de chien ou de cheval… Elles peuvent également ne pas supporter un tissu, un drap de lit… et se gratter toute la nuit, au risque de provoquer une urticaire géante, ou bien souffrir d’une série d’éternuements à la suite des effluves dégagés par certains parfums. Une personne hypersensible peut également avoir des tendances à la boulimie, ainsi qu’aux addictions de toutes sortes.

Grâce à la naturopathie, nous pouvons prêter attention à notre santé avec des cures (diète, jeûne, hydrothérapie, etc.) et des orientations alimentaires saines telles que les légumes, les aliments crus et de qualité.

Il est nécessaire d’associer cela d’une part à une bonne mastication, qui induit une meilleure digestion et une bonne imprégnation des aliments par les enzymes buccaux, et d’autre part à une hydratation correcte.

Formule poids corporel */3 = en cl par jour, 55 kg * 3 = 165 cl/jour soit 1,6 litre d’eau par jour, si journée de sport, ajouter + 100 cl par jour, 55 kg* 3 = 165 cl + 100 cl = 2,6 litres d’eau par jour.

Et également, de surveiller ses intestins, son transit et sa flore ; les hypersensibles sont sujets aux dysbiose, leur microbiote est fragile.

L’alimentation idéale ?

Il s’agit de privilégier les aliments naturels, biologiques, et d’éviter au maximum la nourriture industrielle et transformée. Effectivement, cette dernière contient de nombreux additifs, ce qui est mauvais pour les hypersensibles car, on l’a vu, ils sont très réactifs, notamment aux perturbateurs endocriniens contenus dans les aliments, la pollution, l’eau…

Il faut également maintenir son intestin en bonne santé, et pratiquer une activité physique.

La journée d’un(e) hypersensible commencera par un réveil du corps, en pratiquant si possible un exercice physique dehors ou dans une pièce avec la fenêtre ouverte, par exemple :

  • les 5 Tibétains
  • des postures dynamiques (yoga Vinyasa, taï-chi)
  • de la corde à sauter 1 minute (ou +)
  • Il sera intéressant d’y ajouter des stimulations du nerf vague, grand régulateur du système nerveux autonome, par exemple :
  • un automassage du corps au gant de crin
  • un gargarisme
  • une douche avec alternance eau chaude/eau froide

Il est important que cela soit suivi d’un petit-déjeuner de qualité et protéiné, riche en tyrosine stimulant la dopamine, notamment le thé vert, les bananes, les avocats, les amandes, les graines de sésame. Les protéines sont les constituants de nos cellules, nos tissus et nos organes.

La dopamine

Il s’agit d’une substance chimique créée par des neurones peu présents dans notre cerveau : les dopaminergiques. Elle transmet des informations aux neurones. La dopamine se nomme également « hormone du bonheur » ou encore « molécule du plaisir », car celle-ci agit sur la concentration, le sommeil, l’attention, la motivation, sans oublier le plaisir. Son rôle est important, puisqu’elle dicte nos comportements. Elle se situe au sein de notre système de récompense et elle nous apporte un sentiment de satisfaction lorsque nous accomplissons une tâche. La dopamine nous permet aussi de créer la motivation nécessaire pour réaliser nos objectifs ou pour maintenir notre instinct de survie.

Le déjeuner d’un(e) hypersensible sera également riche en protéines, qu’elles soient végétales ou animales (cf. article des Laboratoires COPMED “Zoom sur la composition de votre assiette” sur www.bio-infos-sante.fr).

La journée d’un(e) hypersensible se terminera par un ressourcement corporel, en pratiquant par exemple :

  • une séance de yin-yoga
  • une méditation guidée, car la méditation silencieuse peut être délétère et relancer les ruminations !
  • un exercice de cohérence cardiaque
  • une minimarche déambulatoire dans la nature

Ce ressourcement sera suivi d’un dîner léger mais riche en produits contenant du tryptophane, qui permet de déclencher une production de sérotonine. Il s’agit des légumineuses, des protéines de soja (si tolérées et 2 fois par semaine maximum), des œufs, des produits laitiers tels que les K-Philus, ainsi que des germes de blé, des céréales germées, du jaune d’œuf, des légumineuses, de la viande, des oléagineux…

Des pistes de soutiens naturels

Afin d’aider les hypersensibles à mieux gérer leurs émotions, il est essentiel de trouver des solutions simples, naturelles et efficaces. Les meilleurs alliés au quotidien peuvent être :

  • des plantes : la passiflore, le tulsi ou basilic sacré, la camomille, l’ashwagandha ;
  • des huiles essentielles : l’orange douce, la verveine, la marjolaine, l’ylang-ylang ;
  • des élixirs floraux : l’achillée rose, le marronnier blanc, l’étoile de Bethléem, le noyer, le scléranthe.

Nous avons vu ensemble l’importance d’apprendre à gérer son hypersensibilité et les solutions pour y parvenir. Cela passe par une alimentation adaptée à notre sensibilité, à notre personnalité, aussi bien qu’à nos émotions.

« Nous sommes obligés de prendre des décisions et d’établir des priorités, mais étant très consciencieuses, les personnes hautement sensibles se mettent souvent en dernier. » Elaine N. Aron.

Le rôle du stress

Il existe quatre types de stress : émotionnel, mental, comportemental et physique. De nombreuses hormones contribuent au sentiment de stress, comme le cortisol, l’adrénaline et la vasopressine.

Il s’agit d’un sentiment fréquent qu’il est bon, parfois, de ressentir. Comment faire la différence entre le bon stress, le mauvais stress, le stress chronique ou encore le stress aigu ?

Un stress aigu ne dure pas très longtemps et permet de s’adapter rapidement dans certaines situations (examen, prise de parole devant un public). Nous pouvons alors parler de « bon » stress. A contrario, un stress chronique, dont les symptômes persistent sur le long terme, devient rapidement néfaste pour notre santé. Dans ce cas-là, nous parlons de « mauvais » stress.

Portrait Johanna DERMI
Johanna DERMI
Naturopathe, Thérapeute, Auteurewww.johanna-dermi.com
01 42 50 10 80