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Bien-êtreSanté naturelle

Le CBD : une molécule au potentiel thérapeutique immense

Huile-de-CBD

Chanvre vs cannabis

Le chanvre est une plante herbacée annuelle originaire d’Asie centrale et occidentale.

Le chanvre et le cannabis sont des plantes toutes deux identifiées sur le plan botanique comme Cannabis sativa.

Ces deux formes sont considérées par la majorité des experts comme une seule et même espèce, divisée elle-même en 3 sous-espèces : sativa, indica et ruderalis… reconnues parfois comme des variétés.

D’ailleurs, chanvre et cannabis peuvent parfaitement s’hybrider. En apparence, le chanvre affiche des caractéristiques typiques avec des feuilles plus longues et fines et des tiges fibreuses, en comparaison avec un plant de cannabis qui peut être assez buissonneux et trapu. Biologiquement, leur composition diffère notamment au niveau des substances présentes dans les sommités fleuries.les différentes parties de la plante de chanvre utilisées par l'homme

Historiquement, Cannabis sativa a accompagné l’homme et rythmé sa vie depuis la nuit des temps dans presque toutes les civilisations :

  • à partir de ses fibres comme matériau pour élaborer des tissus, des cordages, des voilures et des éléments de construction,
  • à partir de ses graines comme denrée alimentaire pour les animaux d’élevage et les humains,
  • à partir de ses fleurs séchées comme remède ou comme pratique religieuse ou festive.

Ses différentes orientations sont le résultat de nombreux croisements de culture sur plusieurs générations.

L’orientation du chanvre vers des utilisations médicinales, cultuelles ou récréatives avait impulsé au fil du temps la sélection d’une variété de chanvre communément appelé marijuana doté de certains effets psychiques recherchés : ce chanvre dit psychotrope, appelé aussi « cannabis », reste pour l’instant encore totalement interdit en France car classifié comme substance « stupéfiante » et donc illégale quant à sa production, sa commercialisation et sa consommation.

L’autre chanvre dit « industriel », a donné lieu jusqu’à aujourd’hui à des sous-espèces spécialisées restreintes dans la production de fibres, de graines, de cellulose et dont la culture est autorisée sous de strictes conditions. Ce chanvre se doit de ne pas dépasser 0,2 % de THC, seuil légal de concentration maximale. Attention, ce pourcentage ne concerne que la plante et les graines, et non pas le produit fini à base de chanvre, qui doit lui contenir 0 % de THC, ou de simples traces sous peine de se placer dans l’illégalité.

Le chanvre industriel

La Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre (FNPC), en accord avec les arrêtés du Code de la Santé Publique, a mis au point des variétés de chanvre Cannabis sativa L. possédant un taux de THC inférieur à 0,2 %. Ces graines sont les seules désormais certifiées à la culture en France. Certains pays non européens acceptent un taux de THC de 0,3 jusqu’à 1 % (Suisse).

À ce jour, neuf variétés françaises inscrites au Code de la Santé publique sont autorisées à la culture en France, mais il est aussi possible de cultiver certaines variétés étrangères pour peu qu’elles soient inscrites au catalogue communautaire. Parmi elles, on peut distinguer celles destinées à produire des fibres, d’autres des graines, d’autres réservées pour la production d’huile et de cellulose.

Aujourd’hui, la France reste le principal producteur de semence de chanvre en Europe avec environ 17 000 hectares cultivés, contre 10 fois plus au 19ème siècle.

Les 3 principales variétés de chanvre psychotrope

Ces variétés de chanvre psychotrope sont connues dans le monde sous plus de 350 dénominations différentes (marijuana, haschich, shit, ganja, kif, beuh, etc.) et font l’objet de nombreuses recherches actuelles pour leur développement médical et de bien-être.

Elles peuvent être fumées, inhalées, prises en infusion, en teinture mère ou en gouttes sublinguales, mais existent aussi sous formes pharmaceutiques prescrites par les médecins dans certaines conditions.

On peut distinguer trois variétés de chanvre psychotrope :

  • Le Cannabis indica illégal en France,
  • Le Cannabis sativa légal en France si sa teneur en THC est inférieure à 0,2 % dans la plante en culture,
  • Le cannabis à CBD légal en France si sa teneur en THC est inférieure à 0,2 % dans la plante en culture.

Rappelons que la loi française demande à ne pas présenter le cannabis considéré comme stupéfiant sous un jour favorable pour ne pas tomber sous le coup de la provocation au délit (article L3421-4 du code de la santé publique).

Le chanvre est constitué de différentes molécules, appelées phyto-cannabinoïdes. Parmi elles, le cannabidiol appelé plus couramment CBD, aux nombreuses propriétés découvertes récemment.

Focus sur le CBD

Le cannabidiol (CBD) est le deuxième phytocannabinoïde le plus étudié après le THC. Il présente une concentration de 0,1 à 2,9 % par unité de matière sèche de chanvre.

Découverte dans les années quarante, cette molécule était étonnamment considérée à l’époque comme toxique.

Sur le plan moléculaire, le THC et le CBD possèdent tous les deux 21 atomes de carbone, 3 atomes d’hydrogène et deux atomes d’oxygène : ils diffèrent simplement par la position d’un seul atome d’hydrogène. Malgré cette structure moléculaire extrêmement proche, le CBD n’exerce pas d’effet psychotrope à type d’ivresse ou d’euphorie.

Les 2 principaux phytocannabinoïdes :

le THC la molécule psychotrope du chanvrela molécule de CBD, aux bienfaits sur la santé

Le CBD fait l’objet de nombreuses études et d’une attention particulière du monde scientifique tellement son potentiel thérapeutique apparaît immense, tout en offrant peu d’effets indésirables et une faible toxicité.

Il existe à ce jour plus de 1 500 références scientifiques sur le CBD dont la moitié a été publiée ces 5 dernières années.

Le CBD est la substance active principale présente dans trois médicaments : le Sativex®, l’Epidiolex® et le Cannador®.

Propriétés et utilisations du CBD

Rappelons que les seuls médicaments à base de CBD qui existent comme l’Epidiolex®, le Sativex® et le Cannador® sont réservés officiellement au traitement de pathologies sévères ou résistantes aux soins conventionnels comme les crises épileptiques de l’enfant, les spasmes musculaires de la sclérose en plaques ou la cachexie des personnes atteintes de cancer avancé.

Cela étant, des professionnels de santé, hors hexagone, emploient également le CBD dans la toxicomanie, l’inflammation, les troubles anxieux, la douleur et les nausées, ainsi que pour inhiber la croissance de cellules cancéreuses. Des publications récentes démontrent même une certaine efficacité dans la schizophrénie et dans les troubles du tonus musculaire. Plusieurs études ont prouvé ses propriétés antioxydantes, anxiolytiques, antiémétiques, antipsychotiques et neuroprotectrices.

Le CBD une substance adaptogène ?

Rappelons que la propriété « adaptogène » se définit par la capacité d’une plante ou d’une substance végétale à augmenter les capacités de défense d’un organisme à tout type de stress (physique, psychique, chimique…), de façon non spécifique, sans viser de cible particulière (organe, pathologie, organisme entier), via plusieurs actions polyvalentes simultanées sur différents mécanismes biologiques, tout en bénéficiant d’un excellent profil toxicologique.

Une revue de littérature sur le CBD nous fait comprendre qu’elle répond point par point à cette définition : plusieurs études décrivent effectivement le CBD comme une molécule multicible, agissant grâce à des effets modulateurs sur différents niveaux cellulaires, tissulaires et organiques principalement par l’intermédiaire des récepteurs CB1 et CB2.

Le CBD est particulièrement actif sur les troubles de l’humeur, les troubles du sommeil, le stress chronique, les addictions, les psychoses, l’épilepsie, la prévention cardiovasculaire et neurodégénérative. On lui reconnaît également des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques avec un effet de modulation positive sur le système immunitaire.

Le profil toxicologique du CBD et son rapport « bénéfice-risque » sont en sa faveur avec des effets secondaires rapportés rares et bénins, sans les effets et risques connus du THC.

Pour toutes ces raisons, on peut désormais considérer le CBD comme un adaptogène de nouvelle génération agissant par le système endocannabinoïde.

Effets antalgiques et anti-inflammatoires du CBD

effet du CBD sur différents recepteurs et effets sur le corps

Le CBD exerce plusieurs effets pharmacologiques bénéfiques comme notamment des activités analgésiques et anti-inflammatoires médiées par l’inhibition de la cyclooxygénase et de la lipoxygénase. Cette action anti-inflammatoire est plusieurs centaines de fois supérieures à celle de l’acide acétylsalicylique (aspirine).

De plus, le cannabidiol inhibe la synthèse du leucotriène TXB4 dans les globules blancs (polynucléaires).

Le CBD a démontré des effets positifs sur l’inflammation articulaire, de la cornée, du côlon, de l’encéphale, de la myéline (la gaine des nerfs), du pancréas et du tissu pulmonaire pour les plus étudiés.

La recherche s’oriente actuellement pour l’élaboration de gel et de solutions orales à base de CBD destinés à soulager les maladies inflammatoires humaines communes.

Les effets analgésiques du CBD peuvent être dus à la suppression des récepteurs TRPV1, GPR55, NMDAR et 1-adrénergiques, des canaux Ca +2 de type T et des récepteurs -/δ-opioïdes en plus de l’activation du 5HT1A, de l’adénosine A2, de la glycine, des récepteurs GABA et PPAR-γ.

effet anti inflammatoire du CBD qui se fixe sur différents récepteurs du erveau et des cellules immunitairesLe CBD peut également diminuer les prostaglandines nociceptives et inflammatoires et produire une augmentation indirecte du niveau d’endocannabinoïdes, d’anandamide et de 2-AG, en supprimant la COX2 (comme les anti-inflammatoires de référence). Le CBD est actif également sur d’autres systèmes impliqués dans la douleur comme les récepteurs vanilloïdes, le système sérotoninergique et le système opioïde.

Anti-inflammatory actions of CBD

Response Model
  • Reduces immune response
  • Prevents experimental colitis
  • Reduced iNOS and IL-1β expression
  • Reduces β-amyloid-induced neuroinflammation
  • TNF-β and IL-1β levels reduced
  • Decreases in PGE2 plasma levels
  • Reduced the extent of colitis
  • Inhibition of neutrophil chemotaxis
  • Effects on NF-βB, MAPK, ICAM-1, VCAM-1, TNF-β
  • Enhanced IFN-β and IL-2 production
  • Exacerbates LPS-induced pulmonary inflammation
  • Reduced the TNF- β level in the frontal cortex
  • Decreases hepatic ischemia-reperfusion (I/R) injury
  • Reduced LPS-induced increase in TNFβ and COX-2
  • Reduced effects of autoimmune encephalomyelitis
  • Reduces inflammation in acute lung injury (ALI)
  • Rats subjected to pneumococcal meningitis
  • Murine model of colitis
  • Mouse model of Alzheimer’s disease
  • Cultured astrocytes
  • Murine collagen-induced arthrisis
  • Carrageenan paw injection in the rat
  • TNB mouse model of colitis
  • Human neutrophil migration
  • Mouse model of type I diabetic cardiomyopathy
  • Mouse splenocytes
  • Pulmonary inflammation in C57BL/6 mice
  • Pneumococcal meningitis in rats
  • Mouse model of hepatic I/R
  • Mouse model of sepsis-related encephalitis
  • Immunized C57BL/6 mice
  • Mouse model of lipopolysaccharide-induced ALI

 

Immunité et CBD

Le CBD a démontré sa capacité à réguler positivement les médiateurs biologiques de l’immunité cellulaire (lymphocytes T) et humorale (cytokines, interleukines…) sur des modèles animaux de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques (SEP).

Des patients transplantés prenant du CBD ont montré une réduction importante du risque de rejet de greffe (GVHD).

Le CBD a révélé également son pouvoir modérateur des réactions d’hypersensibilité retardée et immédiate, impliquées dans les pathologies pulmonaires obstructives comme l’asthme et dans la dermite allergique de contact.

Protection cérébrale, humeur, stress et CBD

le CBD aide à se relaxer et dormirLe CBD exerce une protection des neurones et des nerfs. Il stimule la production d’anandamide, impliqué dans la gestion des émotions, de la douleur, de la mémoire, de l’activité motrice, de la cognition, de l’addiction et de la prise alimentaire.

Il a d’ailleurs été démontré que des concentrations élevées de CBD stimulent le récepteur de la sérotonine (5-HT1A), exerçant des effets antidépresseurs.

Le CBD apparaît efficace dans la prise en charge des syndromes de stress post-traumatique et sur les troubles anxieux.

Des études positionnent le CBD comme un traitement complémentaire pour soulager les symptômes de la maladie psychotique, de la maladie d’Alzheimer et de la dépression sévère.

D’autres expérimentations convergent pour le proposer dans les troubles du tonus musculaire de la maladie de Parkinson.

Le CBD peut, en fonction de la dose et de la sensibilité de la personne, améliorer les troubles du sommeil.

CBD et cancer

Comme le THC, le CBD possède une action directe anticancéreuse, et plus spécifique encore : des chercheurs californiens ont démontré que le CBD pouvait réduire l’expression de certains gènes responsables de la diffusion métastatique de nombreux cancers comme celui du sein, de la prostate ou du glioblastome, donc en réduisant considérablement leur agressivité.

On sait que le CBD empêche également la formation des vaisseaux nourriciers des tumeurs (angiogenèse), favorise la mort des cellules cancéreuses (apoptose) tout en inhibant leur multiplication. Il améliore également l’efficacité et la tolérance des radiothérapies et des chimiothérapies en permettant d’en diminuer substantiellement les doses et de cibler au mieux les cancers sensibles.

L’anandamide, endocannabinoïde dont la production est augmentée par le CBD, a montré récemment sa capacité à inhiber la prolifération des cellules cancéreuses du sein. Dans les modèles animaux, il a été démontré que le CBD inhibe la progression de plusieurs types de cancer.

Effet antiépileptique du CBD

Des travaux en cours de validation suggèrent que le CBD pourrait donc être indiqué pour traiter les formes sévères d’épilepsie de l’enfant résistantes aux médicaments conventionnels, ou même en substitution avec une efficacité équivalente, sans les effets secondaires mal supportés usuellement.

Des études ont notamment déjà montré que chez les enfants et les adultes atteints du syndrome de Lennox-Gastaut, l’ajout de cannabidiol à une dose de 10 ou 20 mg/kg/j à un régime antiépileptique conventionnel a entraîné des réductions plus importantes de la fréquence des crises convulsives que le placebo. Les résultats préliminaires soutiennent que le CBD représente un traitement complémentaire efficace sur le long terme des épilepsies rebelles de l’enfant (syndrome de Dravet et syndrome de Lennox-Gastaut).

Le CBD était généralement bien toléré ; ses effets indésirables les plus courants étaient la diarrhée (29 %) et la somnolence (22 %) et des élévations des transaminases hépatiques à ces doses importantes.

CBD et addictions

Les résultats d’études récentes, justifiant des expérimentations de grande échelle, montrent que les personnes ayant reçu du CBD ont pu réduire de 40 % leur consommation de cigarettes. D’autres, que des doses de 400 mg et 800 mg quotidiens de CBD se sont révélées sûres et plus efficaces que le placebo pour réduire la consommation de cannabis en comparant les temps d’abstinence.

De façon contre-intuitive, le CBD représente une arme de choix pour se sevrer du chanvre psychotrope. Confortés par des études, certains spécialistes de l’addiction proposent maintenant de passer au CBD comme substance de renoncement pour se sevrer de drogues plus dures comme l’alcool, les opiacés et la cocaïne.

CBD et autres propriétés thérapeutiques

Le CBD peut être indiqué dans les nausées et les vomissements, et même en association avec des antiémétiques de référence qu’il potentialise.feuille de chanvre contenant du CBD aux effets bénéfiques sur la santé

Le CBD pourrait permettre de lutter contre l’ostéoporose en réduisant la résorption osseuse via le récepteur CPR55 qu’il stimule.

Métabolisation du CBD

Le CBD est un puissant inhibiteur d’enzymes du foie (CYP2D6, CYP2C19) avec une élimination lente essentiellement biliaire et urinaire. À ce titre, le CBD interagit potentiellement avec nombre de médicaments en modifiant leur activité et réciproquement : la prudence sera de mise en cas de prise concomitante de CBD à forte dose et d’un traitement médicamenteux au long cours.

Le CBD se révèle très peu toxique chez l’être humain avec des doses jusqu’à 1 500 milligrammes par jour très bien tolérés et qui ont été testées dans les études.

La faible biodisponibilité orale des cannabinoïdes est attribuée au métabolisme de premier passage dans le tissu hépatique. Le CBD administré par voie orale est largement transformé en un métabolite inactif, appelé le 7-OH-CBD : Il possède donc une faible biodisponibilité orale pour atteindre le niveau plasmatique maximal de 2 heures.

L’absorption du CBD peut être améliorée en utilisant un véhicule huileux tel que l’huile de chanvre, au travers d’une administration sublinguale par exemple. Il s’agit de la plus conseillée pour éviter aussi le premier passage hépatique rendant le CBD inactif et pour un effet rapide. La présentation se fait en extrait liquide huileux, aqueux ou glycérine contenant un pourcentage variable de CBD par unité de volume.

Quid du CBD synthétique ?

Un CBD synthétique existe qui est produit sans chanvre grâce à des levures génétiquement modifiées avec du fluor ou du bromure. Il s’apparente à du CBD hydrogéné appelé « H2CBD » de formule 8,9-dihydrocannabidiol. Il est présenté souvent comme aussi efficace que le CBD naturel et sans aucun effet secondaire. Il semble cela étant que d’autres récepteurs biologiques autres que les récepteurs CB1 et 2 puissent être atteints par le CBD de synthèse et différents de ceux visés par le CBD naturel issu du chanvre.

Une étude californienne parue dans Journal of Medical Phyto Research, a comparé la concentration sérique d’enzymes hépatiques de deux groupes témoins pendant 22 semaines ; le premier groupe prenant du CBD naturel et le second prenant du CBD synthétique. Le deuxième groupe a montré des niveaux élevés d’alanine amine transférase (ALT) et d’aspartate aminé transférase (AST). L’étude a donc conclu que l’organisme humain ne semble pas adapté pour métaboliser correctement les cannabinoïdes synthétiques.

En été 2018, la FDA a publié une déclaration mettant en garde contre les risques importants pour la santé des produits à base de cannabinoïdes synthétiques. Des maladies graves et même des décès ont été rapportés dans un certain nombre d’États d’Amérique.

produit cbd bienfaits santé
Dr Franck GIGON
Médecin micronutritionniste
Millau (12)
kurkuma94@gmail.com

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